Résumé

L. Simonin La Californie en 1860, ses progrès et sa transformation

Le climat de la Californie est l’un des plus beaux du monde. Pendant plus de six mois de l’année, de la fin d’avril à la fin d’octobre, on jouit d’un ciel toujours pur, qu’aucun nuage ne vient obscurcir. La transparence de l’air est des plus grandes, et les nuits sont d’une sérénité remarquable. À San-Francisco néanmoins, depuis dix heures du matin jusqu’à cinq heures du soir, la brise de mer amène un vent assez vif, et le terrain sablonneux des dunes qui bordent le rivage est soulevé au loin.
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L. Simonin La Californie en 1860, ses progrès et sa transformation

Aujourd’hui, quand le vapeur jette l’ancre devant Acapulco, des négrillons montés sur des pirogues et des Indiens à moitié nus apparaissent comme par enchantement. Ils offrent au passager des ananas, des oranges, des régimes entiers de bananes, des colliers et des paniers faits de coquillages, enfin toutes les séductions des tropiques. Les voyageurs peuvent du reste descendre à terre et visiter la ville, en bravant, il est vrai, un coup de soleil. Les maisons sont basses et sans étages, pour résister aux tremblemens de terre.
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L. Simonin La Californie en 1860, ses progrès et sa transformation

Les parcours journaliers s’accomplissent régulièrement jusqu’aux distances les plus reculées, et, quels que soient le temps, la saison et la longueur du trajet, les diligences partent et arrivent à l’heure.
Ce n’est pas là ce qu’il faut encore le plus admirer. Une route de terre, à travers la Sierra-Nevada et les Montagnes-Rocheuses, réunit San-Francisco à Saint-Louis et à Memphis sur le Mississipi, et de là, par cet immense développement de chemins de fer que les Américains seuls possèdent, à toutes les villes de l’Union, à tous les ports sur l’Atlantique.
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