Ed. Du Hailly

Résumé

Ed. Du Hailly Revue des Deux Mondes

À vrai dire, la découverte des trésors qui ont donné un tel prestige au nom de San-Francisco n’a été pour l’Américain qu’un point de départ, un moyen, et non une fin. Dans ces richesses inattendues, il a vu avant tout une occasion providentielle de franchir d’un bond toutes les premières étapes de la colonisation, et le résultat a répondu à son attente. Aussi la Californie offre-t-elle plus qu’aucun autre état de l’Union une source féconde d’études à qui veut se rendre compte de la remarquable puissance de création du Yankee.
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Ed. Du Hailly Revue des Deux Mondes

Toutefois, pour le voyageur, le grand charme de la Nouvelle-Ecosse sera moins dans le paysage que dans la société. Également éloignée de la raideur britannique et du sans-gêne yankee, sûre de plaire parce qu’elle sait de quel aloi est la bienvenue qu’elle offre à l’étranger, cette société rappelle volontiers la franche hospitalité créole de nos colonies. L’habitant de la Nouvelle-Ecosse néanmoins est Anglais avant tout: il l’est par son dévouement à la métropole, par sa probité commerciale, par son amour des associations, par son goût pour les choses de l’intelligence
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Presque jamais la passion religieuse n’intervient dans les luttes qui divisent le pays ; jamais la foi, quel que soit son symbole, n’est un motif d’exclusion ; chacun semble toujours avoir présentes à l’esprit les paroles de celui qui a dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » Cette tolérance n’est pas du reste ce qu’elle est trop souvent ailleurs, synonyme d’indifférence, car New-York est peut-être la ville du globe qui renferme le plus d’églises, deux cent soixante-douze, c’est-à-dire une environ pour trois mille habitans.
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