Ed. Du Hailly, Revue des Deux Mondes
“ Il est telle nation qui, enfermée dans d’inflexibles limites naturelles, est condamnée à se débarrasser incessamment de l’excédant de population qu’un sol surchargé d’habitans ne lui permettrait pas de nourrir ; pour elle, la colonisation est un besoin : c’est le cas de l’Angleterre. Pour d’autres peuples, elle est au contraire un instinct : l’Américain est de ce nombre. Si rapide que soit l’accroissement de l’Union, on ne peut prétendre qu’elle en soit venue à posséder un trop plein de population, et l’espace n’est certes pas ce qui lui manque ”
