Résumé

Ed. Du Hailly Une Station sur les Côtes d’Amérique

Pendant deux ou trois jours, si l’on s’en souvient, l’attitude des journaux de Londres fut marquée de quelque hésitation. Le Times lui-même, si fidèle expression des sentimens du peuple anglais, le Times y fut pris, et ne s’attendait pas à l’explosion de colère qui parcourut le sol britannique comme une traînée de poudre. L’opinion publique à New-York fut donc abusée d’abord par ces fausses données, et tant que l’on put croire que l’Angleterre reculerait, le ton non-seulement de la presse, mais des salons, resta empreint d’une fâcheuse et regrettable exagération.
Source : Wikisource

Ed. Du Hailly Une Station sur les Côtes d’Amérique

Trois ou quatre ponts se superposent l’un à l’autre depuis le rez-de-chaussée, que l’on réserve aux marchandises et aux animaux, et au centre, dominant le tout comme le clocher d’une cathédrale, se meut majestueusement le balancier de la machine qui donne à ce monde flottant une vitesse de vingt-cinq kilomètres à l’heure. Parfois le soir on voit passer sur l’eau ces palais illuminés; il semble que ce soit un rêve.
À cette époque, qui eût jugé New-York d’après la rade ne se fût assurément pas figuré que le pays se débattait dans une crise dont l’issue reculait de jour en jour.
Source : Wikisource

Ed. Du Hailly Une Station sur les Côtes d’Amérique

Ici il semble que toute la vie de la cité soit sur l’eau. Quel que soit le point de la rade sur lequel le regard s’arrête, et je ne cite le fait que pour l’avoir maintes fois expérimenté, rarement on y apercevra moins de dix ou douze vapeurs en marche, grands et petits, beaux et laids, mais appropriés aux usages les plus divers. Les uns, vastes et rapides, sont des omnibus flottans, car New-York, Brooklyn, New-Jersey, Hoboken, toutes les villes en un mot qui bordent la rade, forment une sorte de Venise gigantesque dont les canaux sont des bras de mer.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature