Frédéric Gaillardet

Frédéric Gaillardet

Résumé

Portrait de Frédéric Gaillardet Frédéric Gaillardet L'aristocratie en Amérique (1883)

L'une sert de rançon à l'autre, mais c'est la plus précieuse qui est sacrifiée, car la liberté sociale est de tous les moments, tandis que la liberté politique n'est un besoin que dans certains cas déterminés. Avoir le droit de faire un journal à volonté, et d'aller voter sur toutes choses, c'est bien. Mais le droit d'aller ou de ne pas aller à l'église ou au théâtre, et celui de boire ce que l'on veut, c'est encore mieux. En définitive, on était moins libre sur certaines choses à Boston et à New-York, qu'à Paris et à Vienne, même quand des gouvernements absolus y régnaient.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Gaillardet Frédéric Gaillardet L'aristocratie en Amérique (1883)

Entre les mains de la France, le Texas serait présentement l'arbitre de l'Amérique. Adossé à la Louisiane, ancienne possession française, où les souvenirs de la mère-patrie se seraient ravivés, nourris par son contact; élevé, comme une colonne, entre les États-Unis, ce multiple géant dont les bras enlacent déjà les deux tiers de l'Amérique septentrionale, et le Mexique, ce jeune vieillard qui énerve dans l'anarchie sa débile puberté, le Texas serait devenu une barrière pour l'un, un appui pour l'autre.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Gaillardet Frédéric Gaillardet L'aristocratie en Amérique (1883)

L'égoïsme et la civilisation sont l'antipode l'un de l'autre. On ne peut rien concevoir de plus égoïste que la conduite d'un homme ou d'un peuple, qui satisfont leurs passions aux dépens de la vie, des propriétés et du bonheur de leurs voisins, et c'est ce que la France a fait constamment. Napoléon était un vrai fils de France. Investi du pouvoir illimité de faire le bien, il s'est occupé uniquement de son agrandissement et de celui de sa famille, et, pour accomplir cet objet, il a désolé l'Espagne, l'Italie, la Hollande, l'Allemagne et la Russie.
Source : Gallica

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