Frédéric Gaillardet,
L'aristocratie en Amérique
(1883)
“ L'une sert de rançon à l'autre, mais c'est la plus précieuse qui est sacrifiée, car la liberté sociale est de tous les moments, tandis que la liberté politique n'est un besoin que dans certains cas déterminés. Avoir le droit de faire un journal à volonté, et d'aller voter sur toutes choses, c'est bien. Mais le droit d'aller ou de ne pas aller à l'église ou au théâtre, et celui de boire ce que l'on veut, c'est encore mieux. En définitive, on était moins libre sur certaines choses à Boston et à New-York, qu'à Paris et à Vienne, même quand des gouvernements absolus y régnaient. ”
