“ En attendant la nuit, où le plus fort retombe, Combattons aujourd’hui pour nous faire une tombe. L’étoile de Lodi remonte dans le ciel. Oui, la lutte me plaît ; grandissons avec elle. Avec un monde vieux, vidons notre querelle. ”
Lodi
Définition et enjeux
Lodi, ancienne province italienne et ville stratégique, a attiré l'attention de nombreux auteurs en raison de ses aspects géographiques, historiques et militaires. Des exposés encyclopédiques, tels que celui de Léonce de Lavergne, mettent en évidence sa richesse et son rôle économique, alors que des ouvrages historiques, comme ceux d'Alfred Rambaud, évoquent la paix de Lodi de 1454, un moment clé dans les relations entre les États italiens.
Des récits militaires, tels que ceux de Jean de Metz ou de Charles-Jules Dufaÿ, soulignent son importance stratégique pendant les campagnes napoléoniennes. Ces différentes perspectives révèlent une ville située à la jonction des routes, symbole de conflits et de coopérations politiques.
Citations sur “Lodi”
Léonce de Lavergne,
Dictionnaire encyclopédique usuel…
(1858)
“ LODI, province ou délégation d'Italie , entre celles de Crémone, Pavie, Milan et le duché de Parme. Elle a 96 lieues carrées, et renferme 191,665 habitants. Elle est très-fertile en grains , riz, lin , pâturages, soie. Elle produit les fameux fromages de lait d'ânesse dits parmesan. La capitale est Lodi. LODI, ville du royaume lombardo-vénitien, à 8 lieues de Milan et de Pavie. Sa population est de 15,000 âmes. Elle est bien bâtie et renferme de beaux palais. ”
Jean de Metz, Aux pays de Napoléon : l'Italie… (1911)
“ Panorama de Lodi — L'Adda — Les Iles. qu'ils bravent la mort qui leur soufflera au visage et le petit général sent bien que même à l'élite de son armée il manque quelque chose pour oser l'insurmontable. Ce qui lui manque, c'est ce qu'il a, lui, la flamme de l'enthousiasme qui pousse aux grandes choses; il électrise donc ses bataillons de ses paroles chaudes, fortes, il s'empare de l'âme de ses soldats, y substitue la sienne faite de « lave et de granit ». ”
Alfred Rambaud,
Histoire générale du IVe siècle à nos jours…
(1893-1901)
“ En 1454 fut signée, entre Milan et Venise, la paix de Lodi, à laquelle ne tardèrent pas à adhérer presque tous les autres États de la péninsule. Les plus puissants décidèrent même de s'unir, pour une période de vingt-cinq ans, dans une ligue offensive et défensive, sous la direction de François Sforza et de Cosme de Médicis, depuis longtemps liés par une vive amitié. ”
Amédée Gayet de Cesena, Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 (1860)
“ Lodi commande à la fois le chemin de Bergame, seul praticable pour l'artillerie, et les routes de Pavie et de Brescia. La place de Pizzighettone assure la défense de la basse Adda ; cette place étant située sur la rive droite de cette rivière, près de son confluent avec le Pô, l'abandon de Plaisance et de Lodi lui ôtait toute son importance. C'est ce qui détermina les Autrichiens à l'évacuer à son tour, montrant assez, par ce mouvement continu et précipité de retraite, combien les victoires de Magenta et de Marignan avaient frappé fort et juste. ”
Charles Lallemand, L'Ouest de l'Algérie. Réseaux exploités par la compagnie de l'Ouest-Algérien… (1891)
“ Lodi est un village qui paraît appelé à un grand développement, en raison de l'abondance des eaux et de la fertilité du sol qui l'environne. La culture de la vigne s'y développe d'une façon particulière. Après avoir quitté Lodi, la ligne contourne une vaste conque en forme d'amphithéâtre, couverte de 184 LIGNE DE BLIDAH A BERROUAGHIA vergers et de maisons arabes; on entre déjà dans la région si fertile de Médéa, que l'on aperçoit à l'horizon depuis la sortie de la station de Lodi. Le pays a l'aspect des campagnes françaises; on y rencontre presque tous les arbres de France ”
Thémistocle Lestiboudois,
Voyage en Algérie, ou Études sur la colonisation de l'Afrique française
(1853)
“ La population de Lodi a été cruellement éprouvée : vingt-huit enfants de deux à trois ans sont morts à la suite de diarrhées. Les colons sont très laborieux, animés d'un tout autre esprit que ceux de Damiette. Ils réclament aussi contre le travail en commun commandé pour le défrichement ; 250 hectares seront ensemencés cette année. La charrue qui est en usage est celle de Dombasle, en fonte ; elle est trop lourde et cassante : on la remplace avec avantage par une petite charrue analogue au brabant. La herse a ses dents recourbées, en fer ; 50 boeufs font le travail commun. ”
Léonce de Lavergne,
Dictionnaire encyclopédique usuel…
(1858)
“ Il est très-fertile , et produit des fromages excellents. Sa capitale est Lodi. LODÈVE, au confluent du Souloudre et de l'Ergue, chef-lieu d'arrondissement du département de l'Hérault, à 12 lieues et demie de Montpellier. Population , 10,258 habitants. Cette ville est ancienne, et se nommait Luleva sous les Romains. Les Goths s'en emparèrent et la ravagèrent. Elle devint au moyen âge le chef-lieu d'une vicomte et ville épiscopale. Elle fut prise et saccagée par les albigeois. Son évêque, ayant résisté avec vigueur aux hérétiques, fut en récompense nommé seigneur de la ville. ”
Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi, Histoire de la Renaissance de la liberté en Italie… (1832)
“ Peu après, les habitans de Lodi furent contraints, par les armes, à prêter aussi serment à la ligue, tandis que les villes de Venise, Plaisance, Parme, Modène et Bologne s'y associèrent volontairement.et avec joie. Pendant ce temps, Frédéric était arrivé en vue de Rome. Les Romains avaient osé l'attendre en rase campagne ; il les avait défaits, et leur avait tué beaucoup de monde. ”
Charles-Jules Dufaÿ, Notice sur la vie et les campagnes du général Dallemagne… (1867)
“ A Lodi, il y en avait davantage (1) ! Mais les circonstances n'étaient pas les mêmes : on ne prend pas une ville au pas de course, comme un pont. Dallemagne dût modérer leur bouillante ardeur. Le 5 juin, notre général, se trouvant à Roverbella, y reçut, de Bonaparte, l'ordre de réunir trois bataillons de grenadiers destinés à former la réserve du quartier général, au même lieu. Il fut chargé de nommer provisoirement trois chefs de bataillon parmi lesquels Bonaparte lui désigna spécialement le citoyen Dupas, capitaine, qui commandait un bataillon de carabiniers au pont de Lodi. ”
Charles Lallemand, L'Ouest de l'Algérie. Réseaux exploités par la compagnie de l'Ouest-Algérien… (1891)
“ La voie s'élève par un gigantesque lacet, s'engouffre sous un tunnel et enfin s'infléchit du Sud-Ouest pour atteindre Lodi (45 kilomètres) . Lodi est une colonie agricole très pittoresquement située au pied du piton de Dakla (1,062 mètres) . L'ascension de ce piton, de six kilomètres, est une affaire d'une heure et demie pour le touriste. Cette ascension est une des plus intéressantes de l'Algérie, en ce qu'elle offre un panorama inoubliable, formé par une succession de montagnes dont les plans finissent par s'estomper dans le lointain avec toutes les nuances de l'opale. ”
Joseph-Octave Plessis,
Journal d'un voyage en Europe…
(1903)
“ Quant aux peupliers de Lombardie, on n'en voit pas plus dans ce pays, que de trembles à la Pointe-aux-Trembles. Les ouvriers qui dominent dans toutes les petites villes depuis Novarre jusqu'à Plaisance, soit les cordonniers : les boutiques en sont pleines des deux côtés des rues. Des chaussures de tout cuir, de tout prix, de toute espèce, y sont exposées à toutes les fenêtres, comme les andouilles et les saucissons. Lodi est à environ six lieux de Milan. Nous n'y demeurons que le temps nécessaire pour dîner, et allons coucher à un village nommé Casal-posteriore, à l'entrée du Plaisantin. ”
Thémistocle Lestiboudois,
Voyage en Algérie, ou Études sur la colonisation de l'Afrique française
(1853)
“ Nous allons ensuite à Lodi, situé sous le sommet du Nador , à un ou deux kilomètres de Médéah , sur la route commencée de cette ville à Mousaïa. Cette colonie agricole , formée de 135 familles, a 1200 hectares. Sa terre est glaiseuse, pierreuse; de nombreux dépierrements ont déjà été opérés ; il n'existe pas un arbre sur ce point; on commence des plantations ; les jardins sont formés. Des sources nombreuses sortent du Nador et rendent cesol assez humide. ”
Joseph Grizi, Étude économique sur le métayage en Italie… (1909)
“ A l'appui de ce qui vient d'être dit, nous trouvons dans l'Enquête Agraire que dans la province de Lodi par ex. une famille de colons, composée du mari, de la femme et de trois enfants encore incapables de travailler, gagne, tout compris, à peu près frs 550 par an ; dans l'arrondissement de Crémone, le gain annuel perçu par une famille, dans laquelle nous trouvons un cultivateur, le père, un travailleur, le fils ainé, et quatre ou cinq personnes de productivité moindre, est à peu près de 1000 frs. ”
F. Rouillon-Petit, Campagnes des Français en Italie… (1835)
“ Écoutons Bonaparte raconter lui-même cette immortelle action : « Je pensais que le passage du Pô serait l'opération la plus audapieuse de la campagne , tout comme la bataille. de Millesimo l'affaire la plus vive ; mais j'ai à vous rendre compte de la bataille de Lodi. » Le quartier-général arriva à Casai le 21, à trois heures du malin ; à neuf heures notre avant-garde rencontra les ennemis défendant les approches de Lodi. ”
Les tastes de Napoléon, ou l'homme du siècle… (1815)
“ Tout dépendait d'un coup d'éclat : ce sorit Masséna et Berthier qui se dévouent ; ils s'élancent sur le pont ; leur enthousiasme se communique aux soldats ; le pont en est couvert au même instant et emporté. Beaulieu frémit ; mais tous ses efforts sont inutiles , et la journée de Lodi ajoute à la gloire du nom français. A la suite de cette bataille, Pavie , Crémone, Milan, la Lombardie entière tombèrent au pouvoir de nos troupes ”
Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi, Histoire de la Renaissance de la liberté en Italie… (1832)
“ Frédéric suivant le cours de l'Adda, choisit à quatre milles de distance des ruines du vieux Lodi, un emplacement où il ordonna aux Lodésans de rebâtir leur ville, qui devait lui répondre à l'avenir du passage de l'Adda. Il y appela aussi les milices de Pavie, de Crémone , et des autres villes lombardes que leur jalousie de Milan attachait à la faction gibeline, et après leur réunion seulement, il vint le 8 août 1158 tracer son camp devant Milan. Toutefois ses machines de guerre ne lui suffisaient point pour abattre les murs d'une si grande et si forte ville ; il essaya plutôt de l'affamer. ”
Léon Cortès, Monographie de la commune de Médéa… (1909)
“ Vers le territoire de Lodi, ces marnes argileuses sont plus humides. Les vallons sout à peu près incultes, des mamelons entiers ne portent aucune trace de culture. Aussi le sol y estil très instable ; pendant l'été, il s'y produit de vastes crevasses qui ravinent les terres ; en hiver, ont lieu de nombreux glissements, et on s'en rend compte sur la ligne ferrée qui va de Médéa à Mouzaïa, ligne nécessitant un travail constant de réfection et d'entretien. Ce sont également des marnes argileuses qui bordent le plateau tertiaire de Médéa vers Damiette et l'oued Ouzera. ”
Jean-Marie-Ant. Clémeur, Historique du 3e corps de l'armée d'Italie… (1861)
“ Lorsque le 2e corps arrive près de la route de Lodi, l'ennemi était -déjà en pleine retraite; il n'a que le temps de canonner les dernières troupes qu'il aperçoit, se retirant en bon ordre. Le 1er et le 2e corps établissent leurs bivouacs à Melegnano et dans les environs, sur la route de Lodi.. ”
Victor-Adolphe Malte-Brun,
Géographie du théâtre de la guerre et des états circonvoisins…
(1859)
“ Elle comptait parmi ses 200,000 habitants 600 notaires, 200 médecins, 80 instituteurs et 50 copistes de manuscrits. Des rues pavées en dalles, des ponts de pierre, des maisons bien bâties, des palais, des monuments publics, lui donnaient un aspect tout différent de celui des villes du nord et de l'occident de l'Europe. Son territoire, qui comprenait Lodi, Pavie, Bergame et Côme, 150 villages et autant de châteaux, entretenait un corps de 8,000 cavaliers ou gentilshommes, et pouvait mettre 240,000 hommes sous les armes. ”
Alfred Assollant,
L'aventurier
(1868)
“ Qui a langue peut aller à Rome. — Général, interrompit le capitaine Dupuy, je connais le chemin de Lodi, et si vous voulez... — Restez ; j'ai besoin de vous à Milan, et quand la besogne sera faite, il faudra marcher sur Parie... Et vous, citoyen Robert, Lodi est au sud-est de Milan, orientez-vous, cherchez, et surtout avertissez Bonaparte. Le salut de l'armée en dépend. Je montai à cheval avec ces instructions, et je partis au galop. Au détour de la seconderue, un brave paysan, embus- UN AMOUR RÉPUBLICAIN 227 que derrière l'encoignure d'un palais, me tira un coup - de fusil. ”
Aimé de Martel, M. Thiers : histoire du consulat et de l'empire… (1883-1887)
“ On répand le bruit d'une bataille à Lodi, très disputée; d'abord perdue, elle aurait été gagnée par Bonaparte, qui aurait été obligé de se mettre lui-même à la tête des troupes. On a dû donner l'ordre d'arrêter Brulard et Bourmont. 26 juin. Mercier au comte de la Chaussée : On attend un prince avec la plus vive impatience et avec quelques craintes. Les côtes sont garnies de petits détachements pour empêcher les correspondances plutôt que pour s'opposer à un débarquement. Vannes, Auray, Quiberon et Port-Louis n'ont que des garnisons de 3 à 400 hommes de marine dans le. ”
Philippe Deschamps, Vingt mille lieues à travers le monde… (1900)
“ A Lodingen, situé à l'entrée du Tjeldesund, le Sigurd-Jarl fait escale pour descendre le courrier et quelques ballots. Les habitants, rangés sur les rives, saluent notre passage. Partout, en Norvège, la politesse est bienveillante ; quand un bateau de touristes passe, les indigènes sortent de leurs maisons, agitent leurs mouchoirs en signe d'amitié : c'est un doux bonjour qu'ils vous envoient. Les démonstrations spontanées de ces braves gens raniment notre courage ; nous nous sentons moins isolés sur cette terre lointaine ; on fraternise comme à un banquet : la nature en fait les frais. ”
Victor Doublet, Illustrations de l'histoire contemporaine… (1844)
“ C'est dans cette première campagne qu'il gagna la célèbre bataille de Lodi, à la suite de laquelle il s'empara de la superbe et ancienne ville de Milan qui devint le centre de la républi- 42 VIE RELIGIEUSE que Cisalphine. La république de Venise, malgré son orgueil, fut obligée de plier sous les efforts du jeune général, Brescia et Borghetta tombent au pouvoir du vainqueur. Mantoue seule résiste ; Mantoue la place la plus forte de l'Italie est vigoureusement attaquée. ”
Alexandre Barginet,
La 32e Demi-Brigade : chronique militaire du temps de la République
(1832)
“ Une poignée de Français suffit pour rétablir le calme dans la ville, mais la populace qui fuit lâchement devant eux se rassemble à la porte de Pavie, où l'on dit que de nombreux corps de paysans insurgés arrivent de toutes parts au secours de la cité. Les tambours battent la charge, les républicains attaquent avec fermeté ces masses habituées à trembler devant eux, elles ne tiennent pas un moment, et la baïonnette des soldats de Lodi venge le drapeau national outragé. Despînois, entièrement maître de la ville, informe aussitôt le géné- ”
“ XXIV — Viens, Loti, dit Achmet ; allons encore à Stamboul, fumer notre narguilhé ensemble pour la dernière fois... Nous traversons en courant Sali-Bazar, Tophané, Galata. Nous voici au pont de Stamboul. La foule se presse sous un soleil brûlant ; c’est bien le printemps, pour tout de bon, qui arrive comme moi je m’en vais. La grande lumière de midi ruisselle sur tout cet ensemble de murailles, de dômes et de minarets, qui couronnent là-haut Stamboul ; elle s’éparpille sur une foule bariolée, vêtue des couleurs les plus voyantes de l’arc-en-ciel. ”
Pierre Loti,
Rarahu : idylle polynésienne
(1879)
“ Et je pensai à mon frère Georges qui dormait à cette heure du sommeil éternel, couché dans les profondeurs de la mer, là-bas, sur la côte lointaine du Bengale. – Cet enfant était son fils, et une famille issue de notre sang se perpétuerait dans ces îles perdues... – « Loti, dit en se levant la vieille Hapoto, viens te reposer dans ma case, qui est à cinq cents pas d'ici sur l'autre plage. Tu y trouveras de quoi manger et dormir ; tu y verras mon fils Téharo, et vous conviendrez ensemble des moyens de retourner à Tahiti, avec cet enfant que tu veux emmener. » ”
A. Audiganne, Revue des Deux Mondes
“ Les maisons, qui auraient pu s’étendre sur un plus long espace en remontant la vallée, se sont serrées les unes contre les autres, de telle sorte que, sous un ciel pur et avec un climat très agréable, Lodève offre un assemblage de ruelles étroites, humides, sombres, où l’air se renouvelle avec peine, où la population semble s’être privée à plaisir de tous les charmes de la nature environnante. ”
Pierre Loti,
Revue des Deux Mondes
“ Au beau soleil de neuf heures du matin, nous nous en allons, mon fils et moi, de notre logis de Stamboul, pour ne plus y revenir. Osman, Hamdi et Djemil sont partis devant avec les bagages, et maintenant, c’est pour nous l’heure de partir aussi. En bas, sur les vieux pavés sertis d’herbe verte, on entend piaffer les chevaux de la belle voiture qui, pendant un mois, m’a promené comme un pacha. Et c’est l’éternelle et toujours pareille mélancolie de quitter une demeure où l’on a vécu et vibré et que l’on ne reverra jamais. Hélas ! ”
“ Plus personne bientôt, sous les colonnades, et le bruit obsédant des dynamos vient de faire silence; midi s'approche avec sa torpeur. Tout le temple est comme brûlé de rayons, et je regarde s'accourcir sur le sol les ombres nettes projetées par cette forêt de pierres. Mais le soleil, qui tout à l'heure épandait de la gaieté et du sourire le long du quai de la ville nouvelle, au milieu du tapage des boutiquiers, des âniers et des passants cosmopolites, ici darde un feu triste, impassiblement dévorateur... ”
