Pierre Loti

Pierre Loti

Résumé

Portrait de Pierre Loti Pierre Loti Rarahu : idylle polynésienne (1879)

Je pleure, en songeant au charme perdu de ces premières années, – à ce charme qu'aucune puissance ne peut
plus me rendre, – à tout cela que je n'ai même pas le pouvoir de fixer sur mon papier, et qui déjà s'obscurcit et s'efface dans mon souvenir. Hélas ! où est-elle notre vie tahitienne, – les fêtes delà reine, – les himéné au clair de lune ? – Rarahu, Ariitéa, Taïmaha, – où sont-elles toutes ?... La terrible nuit de Moorea, toutes mes émotions, tous mes rêves d'autrefois, où est-ce tout cela ?...
Source : Gallica

Portrait de Pierre Loti Pierre Loti Rarahu : idylle polynésienne (1879)

En sens inverse des cascades du bois de Boulogne et de Hyde-Park, la cascade de Fataoua tombe là-bas, en-dessous du vieux monde, troublant de son grand bruit monotone cette
nature si profondément calme et silencieuse.
A environ mille mètres plus haut que la case abandonnée de Huamahine et de Tahaapaïru, en remontant le cours du ruisseau, dans les bois et les rochers, on arrive à cette cascade célèbre en Océanie, que Tiahoui et Rarahu m'avaient autrefois souvent fait visiter.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Loti Pierre Loti Rarahu : idylle polynésienne (1879)

Les roses du Bengale de toutes les nuances s'épanouissaient là haut avec une singulière profusion, et à terre
dans la mousse, c'étaient des tapis odorants de petites fraises des bois – on eût dit des jardins enchantés.
Rarahu n'était jamais allée si loin ; elle éprouvait une terreur vague en s'enfonçant dans ces bois. Les paresseuses Tahitiennes ne s'aventurent guère dans l'intérieur de leur île, qui leur est aussi inconnu que les contrées les plus lointaines ; c'est à peine si les hommes visitent quelquefois ces solitudes, pour y cueillir des bananes sauvages, ou y couper des bois précieux.
Source : Gallica

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