Pierre Loti,
Rarahu : idylle polynésienne
(1879)
“ Je pleure, en songeant au charme perdu de ces premières années, – à ce charme qu'aucune puissance ne peut plus me rendre, – à tout cela que je n'ai même pas le pouvoir de fixer sur mon papier, et qui déjà s'obscurcit et s'efface dans mon souvenir. Hélas ! où est-elle notre vie tahitienne, – les fêtes delà reine, – les himéné au clair de lune ? – Rarahu, Ariitéa, Taïmaha, – où sont-elles toutes ?... La terrible nuit de Moorea, toutes mes émotions, tous mes rêves d'autrefois, où est-ce tout cela ?... ”
