Résumé

P. Gardey Anglophilie gouvernementale

Je ne sache pas que, dans mes articles, j’aie jamais dit quoi que ce fût, qui pût faire croire que je mettais en doute le patriotisme de mes concitoyens de la religion réformée. Le patriotisme heureusement, en notre pays si divisé à tant d’autres points de vue, n’est l’apanage exclusif d’aucune religion ni d’aucun parti. Nous sommes tous patriotes, parce que nous sommes Français, et que la France est faite du plus pur sang de nos ancêtres. Être patriotes, pour nous tous, fils de ce généreux et chevaleresque pays, c’est être nous-mêmes.
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P. Gardey Anglophilie gouvernementale

C’est seulement quelques années après, en 1868 ou 1869, que M. Viénot, missionnaire libre, agent des sociétés françaises d’évangélisation, arriva à Tahiti. Il y avait longtemps que nos concitoyens indigènes étaient Français de cœur, obéissant en cela autant à leurs idées naturelles qui les poussaient vers nous, qu’au dévouement à leur reine, dont l’attitude française ne s’est jamais démentie jusqu’à sa mort, pendant les trente-trois années qui ont suivi l’acceptation définitive, par elle, de notre protectorat.
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P. Gardey Anglophilie gouvernementale

Non, le protestantisme ne francisera pas Madagascar tant que ses ministres ne se sépareront pas de leurs confrères anglicans, tant que les méthodistes les traîneront à leur remorque. Ces derniers se serviront des pasteurs français pour consolider leur influence. Sous couleur d’évangélisation, ils continueront à répandre à profusion ces libelles qui, comme à Tahiti, ne serviront qu’à rendre la religion inséparable de la nationalité. Et non seulement à Madagascar, mais partout où pénètreront les méthodistes.
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