Pierre Loti,
Le Mariage de Loti
“ Le soir, Rarahu et moi, nous étions assis sous la véranda de notre case; on entendait partout dans l'herbe les bruits de cigales des soirs d'été. -- Les branches non émondées des orangers et des hibiscus donnaient à notre demeure un air d'abandon et de ruine; nous étions à moitié cachés sous leurs masses capricieuses et touffues.-- Rarahu, disais-je, ne veux-tu plus croire au Dieu de ton enfance, qu'autrefois tu savais prier avec amour?-- Quand l'homme est mort, répondit lentement Rarahu, et enfoui sous la terre, quelqu'un pourrait-il l'en faire sortir? ”
