Alfred Assollant

Alfred Assollant

Résumé

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant,  L'aventurier (1868)

“ « Interrogez-le vous-même, » dit-il. — « Ma foi ! dit le général, voilà un brave. Prends ces cent francs Et toi, Murat, fais-lui donner le meilleur cheval de l'escadron, » Et comme Fénestrange restait immobile : « Voyons, que veux-tu de plus ? » ajouta Bonaparte, — « Général, dit Fénestrange, j'accepte le cheval de la République parce qu'un cavalier ne peut pas aller à pied; mais gardez vos cent francs. Ce n'est pas pour l'argent que j'ai pris le Croate par la peau du cou; c'est pour l'honneur. »
— Ce qui n'empêche pas, dit l'hôtesse, qu'il n'a pas toujours été aussi délicat.
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant,  L'aventurier (1868)

“ Je t'ai dit qu'elle l'avait vu tuer entre ses bras par ce misérable Fénestrange. Son âme ne s'est jamais bien remise de ce choc épouvantable, Souvent je vois qu'elle fait effort pour me répondre quand je lui parle, et ses yeux se remplissent; de larmes. Mais qu'as-tu, Robert ? Tu me parais toi-même bien ému !
En effet, je me sentais prêt à lui tout avouer, quelle que put en être la conséquence. J'éprouvais un violent remords d'avoir accepté l'amitié et la confiance de Tibérius; mon silence me paraissait une trahison. Une pensée me retint. Clélie n'avait rien dit.
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant,  L'aventurier (1868)

“ Croiriez-vous que cette chasse à l'homme où j'étais le gibier me fut presque salutaire? Dans le danger pressant où je me trouvais, mon énergie, engourdie par les malheurs de la Veille, se retrouva tout entière. Je pensai qu'un. Fénestrange ne devait pas se laisser prendre comme un fièvre au gîte, qu'il devait se retourner, faire fête à l'ennemi comme un sanglier acculé ; et qu'après tout, mourir en combattant avait été la mort de presque tous mes ancêtres. — « Non, me dis-je, on ne me traînera pas à l'échafaud comme un mouton à l'abattoir. S'ils veulent me tuer, il leur en coûtera cher. » ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature