Alfred Assollant,
L'aventurier
(1868)
“ « Interrogez-le vous-même, » dit-il. — « Ma foi ! dit le général, voilà un brave. Prends ces cent francs Et toi, Murat, fais-lui donner le meilleur cheval de l'escadron, » Et comme Fénestrange restait immobile : « Voyons, que veux-tu de plus ? » ajouta Bonaparte, — « Général, dit Fénestrange, j'accepte le cheval de la République parce qu'un cavalier ne peut pas aller à pied; mais gardez vos cent francs. Ce n'est pas pour l'argent que j'ai pris le Croate par la peau du cou; c'est pour l'honneur. » — Ce qui n'empêche pas, dit l'hôtesse, qu'il n'a pas toujours été aussi délicat. ”
