Paul Duplessis,
Les Étapes d'un volontaire
“ L’espion doit être mort. A quelques pas de l’endroit où était couché le comte, nous trouvâmes bientôt, revêtu d’un costume de berger et se débattant dans une mare de sang, un homme que la balle du fusil de frère Pierre avait frappé. — Qui es-tu ? que venais-tu faire ici, misérable ? lui demandai-je. — Qui je suis ! hélas ! citoyen, monsieur, un pauvre diable de père de famille que la misère a conduit à commettre une mauvaise action... un crime... et que la justice du ciel punit !... De grâce ! ne m’achevez pas !... Peut-être ne suis-je pas blessé mortellement !... ”
