Denise Mon, Les berçeuses : nouvelles, contes & fantaisies (1881)
“ Puis, si l'on parlait d'amour entre Marie, Marianne et Babet, ce n'était pas avec des subtilités de sentiment comme au salon. La cuisinière disait que son promis, le jardinier, lui plaquait de gros baisers dans le cou pendant qu'elle était penchée sur ses fourneaux, et elle devenait cramoisie, avouait que c'était bon et qu'il lui tardait bien de se marier. Babet, qui avait voyagé avec sa maîtresse, baissait la voix pour dire une aventure que les deux autres écoutaient avec des yeux luisants, sans malgré cela perdre une bouchée. ”
