François-Félix Nogaret, Le petit neveu de Grécourt : étrennes gaillardes dédiées à ma commère (1910)
“ Depuis plus de six mois qu' il étoit an supplice , N' avoit encor osé déclarer son amour . Aux pieds de Lise enfin il se jette un beau jour : Et pour lui peindre son martyre , Pousse de grands hélas ! verse des pleurs , soupire , Veut lui parler et reste court , L' amante , en le voyant , pensa crever de rire , Et sans prendre pitié du trouble qu' elle inspire , De l' amant à ses pieds , ni de son embarras , Lui répond froidement : non , vous ne m' aimez pas . – Je ne vous aime pas ?... L' amour le plus sincère N' est -il donc à vos yeux qu' une vaine chimère ? ”
