François-Félix Nogaret

Élements biographiques

François-Félix Nogaret Le petit neveu de Grécourt : étrennes gaillardes dédiées à ma commère (1910)

Depuis plus de six mois qu' il étoit an supplice , N' avoit encor osé déclarer son amour .
Aux pieds de Lise enfin il se jette un beau jour :
Et pour lui peindre son martyre ,
Pousse de grands hélas ! verse des pleurs , soupire , Veut lui parler et reste court ,
L' amante , en le voyant , pensa crever de rire ,
Et sans prendre pitié du trouble qu' elle inspire ,
De l' amant à ses pieds , ni de son embarras ,
Lui répond froidement : non , vous ne m' aimez pas .
– Je ne vous aime pas ?... L' amour le plus sincère N' est -il donc à vos yeux qu' une vaine chimère ?
Source : Gallica

François-Félix Nogaret L’Arétin François, par un membre de l’Académie des dames

Mon cœur au pur amour de tout tems s’est rendu.
Quand Vénus daigne me sourire,
Des fleurs & de l’encens les parfums les plus doux
Sont mis aux pieds de l’Autel qui m’attire,
Là, forcé par mes sens.... je fous,
Mais, tant je crains d’offenser ce que j’aime,
Mon cœur, en jouissant, se le cache à lui-même.
Honneur à Piron dont vous me parlez, malgré sa fameuse Ode, il fut plus décent que beaucoup de ceux qui la lui reprochent encore. C’est lui dont la verve tient du salpêtre, moi, je dis avec son Métromane,
« La sensibilité fait tout notre génie. »
Source : Wikisource

François-Félix Nogaret Le petit neveu de Grécourt : étrennes gaillardes dédiées à ma commère (1910)

Là son amant prodiguant la dépense ,
Avoit orné galamment le réduit Qui devoit voir triompher sa constance ,
Et se livrant au plus heureux espoir ,
D' une Chapelle avoit fait un boudoir ,
L' art s' y joignoit à la magnificence :
Pauline arrive à ce charmant séjour ,
Ivre à la fois et d' orgueil et d' amour :
Elle va voir le Roi des Cieux lui-même :
Elle entre ... O Ciel ! Quelle surprise extrême ! Elle s' écrie : ah ! Mundus , quoi ! c' est vous !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature