Résumé

François-Félix Nogaret L’Arétin François, par un membre de l’Académie des dames

Leurs yeux roulent sans fin, de luxure altérés ;
Que la trompette encore, à l’egal du tonnerre,
De leur renom fameux étourdisse la terre,
Je n’irai point en proie à de sales amours,
Aux jeux du culetage immoler nos beaux jours.
J’atteste ce teton, & mon vit qu’il enflamme,
De ne pas prendre un poil du con d’un autre femme,
De vous montrer l’amant, de vous cacher l’époux,
De ne verser enfin de foutre que pour vous.
Ne croyez pas, non plus, qu’à mes doigts je confie
Les plaisirs réservés à ma femme chérie ;
J’abhorre du poignet l’usage injurieux
Qui détourne du con par un art odieux
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François-Félix Nogaret L’Arétin François, par un membre de l’Académie des dames

PREMIÈRE
Des feux les plus ardens le con me rend la proie,
Le con, par excellence, est l’ouvrage des Dieux ;
L’homme au con doit sa vie, & plus encor sa joie ;
Voltaire a beaucoup fait : il n’a rien fait de mieux,
Du spectacle jamais je ne fus idolâtre,
Il laisse à froid souvent & l’esprit & le cœur.
De la place où je suis je me forme un théatre,
Le con, c’est-là ma piece, & mon vit est l’acteur.
FIGURE
DEUXIÈME
Pour un vit amoureux la gentille ouverture !
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François-Félix Nogaret L’Arétin François, par un membre de l’Académie des dames

Mon cœur au pur amour de tout tems s’est rendu.
Quand Vénus daigne me sourire,
Des fleurs & de l’encens les parfums les plus doux
Sont mis aux pieds de l’Autel qui m’attire,
Là, forcé par mes sens.... je fous,
Mais, tant je crains d’offenser ce que j’aime,
Mon cœur, en jouissant, se le cache à lui-même.
Honneur à Piron dont vous me parlez, malgré sa fameuse Ode, il fut plus décent que beaucoup de ceux qui la lui reprochent encore. C’est lui dont la verve tient du salpêtre, moi, je dis avec son Métromane,
« La sensibilité fait tout notre génie. »
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