Louis Protat

Résumé

Louis Protat Serrefesse : tragédie-parodie (1864)

Et croit que son bordel en est moins exposé,
Parce que, suivant elle, elle a pour le défendre,
Plus de vingt maquereaux qui ne peuvent s’entendre.
Tous ces systèmes-là sont mauvais à mes yeux.
Celui de la Delille est encore le mieux.
Je n’y veux rien changer, rien qu’une seule chose :
C’est Pincecul. Du mal il est toute la cause,
Et, dans ce lupanar, si toutes les putains
Ont, à l’heure qu’il est, soit chancres, soit poulains,
C’est à lui qu’on le doit, car sa pine engorgée
De mille maux affreux est constamment rongée.
Source : Wikisource

Louis Protat Serrefesse : tragédie-parodie (1864)

SERREFESSE.
Excepté Couillardin...
LA NOURRICE.
Sans doute la menace
Le regarde...
SERREFESSE.
Oh ! non pas ; non ! ma chaste conasse
Ne recevra jamais d’autre vit que le sien.
LA NOURRICE.
Mon enfant, il ne faut, hélas ! jurer de rien...
SERREFESSE.
Puis, j’ai fait, cette nuit, un rêve épouvantable
Qui m’effrayerait bien s’il était véritable !
LA NOURRICE.
Les rêves ne sont point ce qu’un vain peuple croit :
Ils ont un sens célé, mais il faut être adroit
Source : Wikisource

Louis Protat Serrefesse : tragédie-parodie (1864)

Du foutre qui filtrait l’âge ait tari les sources,
Ne dédaignez pas trop mes mollasses couillons.
Je n’ai plus le vit dur, mais j’ai des morpions !
Ils eurent pour aïeul celui d’Iphigénie !
J’en veux chez Pincecul faire une colonie !
Si mon vit ne peut plus, du moins encor ma voix
De sa colère peut décharger... tout le poids...
Pincecul ! sur ton vit j’appelle, pour supplice,
Tous les maux qu’après soi traîne la chaudepisse !
Que tu ne puisses plus baiser une putain
Sans attraper un chancre, une orchite, un poulain !
Que le mal de Vénus le tombe dans les couilles !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature