Résumé

Anonyme Les Fouteries chantantes

Qui, dans tous ses desirs, chancelante, incertaine,
Te promet, te refuse, t’oppose tour-à-tour
Aux loix de sa pudeur, celle de son amour :
Après bien des combats, elle est enfin décise,
Mais c’est lorsque le foutre est pris à sa chemise,
Et que, par ce retard, tes couillons morfondus,
Lorsqu’elle veut baiser, ne te secondent plus.
N’imite pas non plus ces bandalaises infames,
Qui, bornant leurs exploits à gagner une femme,
Consument indignement leurs momens les plus doux
A suivre une beauté sujette à son Epoux.
A ces mots, je le vois, ta surprise est extrême :
Ton vit n’en peut sortir
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Anonyme Les Fouteries chantantes

Que je tienne, en mourant, un con sale et baveux,
Infecté de boutons couronnés et galeux.
Un fouteur a rempli de longues destinées,
S’il abrège ses ans par de belles journées :
Un siècle ne vaut pas le moindre coup de cul ;
L’on juge par le fait, du tems qu’on a vécu.
Viens, cher ami, suis-moi, mon vit te sert de guide ;
Viens, prouver au bordel ton ardeur intrépide ;
Du jus de tes couillons inonde les putains,
Et brave les réchauds, le mercure et les bains.
Mais... que vois-je ! ton vit que je provoque,
Plus mol qu’un limaçon, se retire en sa coque ?
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Anonyme Les Fouteries chantantes

Qu’importe, que le con soit de basse naissance ?
D’un con avec un con, quelle est la différence ?
Compare à la Chailly, la fille de Marceau,
La femme du Conseil l’aura-t-elle plus beau ?
Sur des habits pompeux, sa richesse étalée,
Lui donne-t-elle au lit la cuisse potelée,
Les tettons arrondis, le ventre poli,
La croupe dégagée, et le con mieux fourni ?
Non, elle peut même, sans cette parure,
Cacher à tous les yeux des défauts de nature.
N’aimes-tu pas bien mieux autre beauté qui plaît
Sans ces ruses, sans fard et par un simple attrait ?
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