Anonyme

Résumé

Anonyme Le godmiché royal (1789)

Non, pour un tel affront votre con n’est pas fait ;
Voyons ces fers.
Junon.
Prenez.
Hébée.
Quoi !
Junon, riant.
C’est un godmichet.
Hébée.
O Dieux ! quel instrument ! ma foi je suis ravie
De vous voir pelotter en attendant partie.
(Elles chantent un duo sur l’air : Votre cœur, aimable bergere.)
Dans la nature tout engaîne,
Dans les eaux foutent les poissons,
La chevre s’accouple dans la plaine,
Et dans les airs les moucherons :
Foutons, foutons à perdre haleine,
Tous les vits sont faits pour les cons,
Junon.
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Anonyme Le godmiché royal (1789)

Junon seroit réduite à ce triste remede !
Quoi ! quand de mon époux les perfides couillons
Dont je jeûne souvent, élancent le bouillon
Dans des endroits secrets dont rougit la nature,
Je me contenterois de la simple figure !
Non ; on verra plutôt un carme repentant,
Aller, le vit baissé, prêcher dans un couvent ;
Il est temps qu’à la fin je venge cet outrage,
S’il est vrai que tout cul de Jupin soit le gage.
Tous les vits désormais pourront foutre Junon,
Et je veux me servir de mon illustre con.
Chere Hébée, paroissez.
JUNON, HÉBÉE.
Hébée.
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