Résumé

Anonyme L’Espion libertin ou le Calendrier du plaisir (1803)

Le désir est au village, le plaisir est à Paris ; il vaut mieux être idolâtrée, chérie au village, séjour paisible de l’innocence, que rebutée dans un pays où la perversité des hommes est à son comble, où l’intrigue est le mobile de leurs actions : le désir de tromper est chez eux une louange.
Fuyez, fuyez ; retournez au hameau ; ne vous faites point illusion du mérite des Grands : c’est un éclair qui ne brille qu’un instant. Écoutez mon avis, il est sage et prudent. Mon conseil vaut ce qu’un amateur vous donnera.
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Anonyme L’Espion libertin ou le Calendrier du plaisir (1803)

Il n’est point de femme aussi sotte, aussi insolente envers les hommes que cette Caroline. Elle se bat au couteau, se prend de vin, et, dans ses moments d’ivresse, elle porte sa passion pour les femmes jusqu’à les gamahucher. Qu’elles soient saines ou non, son amour l’aveugle.
Allez, jeunes Parisiens, allez embrasser l’aimable Caroline ; mais gare les chancres !
Pour la voir toute nue, en payant le champagne ou le bourgogne : un mandat de vingt et un francs.
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Anonyme L’Espion libertin ou le Calendrier du plaisir (1803)

Un pareil libelle ne peut que faire naître le désir, émousser les passions, provoquer au vice, et accroître le nombre, déjà trop dangereux, des héros du libertinage. C’est un conducteur perfide qui, se pavanant d’un faux zèle, s’engage à nous mener dans les lieux les plus agréables de cette nouvelle ville de Cythère, et finit par nous perdre dans des détours sinueux, dans un dédale obscur, où nous attend le Minotaure sous la figure de Vénus.
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