Résumé

Les confessions délicates des véritables nymphes du Palais-Royal… (1820)

Vous jugez quels étaient nos éclats de rire, nos délices, lorsque, nous dérobant à tous les regards, seuls dans le boudoir, je faisais sortir mon amant de sa prison de fleurs et de soie !.... Le plaisir, on le sait, est centuplé par les obstacles ; un matin que nous étions à rire à gorge déployée aux dépens de notre vieille dupe, je l'entends qui frappe à la porte du boudoir, et, un filet de fils d'argent à la main, riant comme un vrai Cassandre, il m'annonce aussitôt d'un air moitié sérieux , moitié ricaneur , qu'il faut que ma pudeur se prête aux chaînes
Source : Gallica

Les confessions délicates des véritables nymphes du Palais-Royal… (1820)

Enfin, parvenue à cet âge périlleux où la pudeur reçoit pour la. première fois les rosées de la nubilité , où. le trône de la volupté s'enveloppe en quelque sorte dans la pourpre, comme pour prouver sa haute vocation, et son règne absolu sur les hommes, je sentis soudain en même temps une révolution en moi qui me révéla le secret de mes galans destins. Mon sein commençait déjà aussi à prendre les plus heureux contours ; les roses et les lys avaient succédé à deux lentilles insignifiantes ; deux boules de neige éclatantes de blancheur, faisaient soulever mon corset tous les jours plus étroit
Source : Gallica

Les confessions délicates des véritables nymphes du Palais-Royal… (1820)

C'est que le rire est à l'âme, ce qu'un exercice violent est au corps : cet acte bienfaisant de physiologie dilate les humeurs peccantes, donne une généreuse énergie au système nerveux, assouplit les nerfs engourdis, et porte dans toute la sphère des idées une activité brillante ; bref, comme dit la Grivoisiana, un gros rire vaut bien mieux qu'une petite larme ; car une saillie, une folie, une ingénieuse débauche d'esprit
Source : Gallica

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