Résumé

Baudoin Jolis péchés des nymphes du Palais-Royal

Vous connaissez ce petit roman intitulé : la Cachette à mon oncle ; eh bien ! de même un cruel ravisseur me déroba à mes parents dans mon enfance et me rendit le point de mire de ses bizarres spéculations d’amour. J’étais alors l’Élève de la nature ; je la suis maintenant du plaisir. La mort de mon ravisseur me rendit au monde et à la liberté : que d’or me valut ma stupide ignorance ! C’était à qui aurait la jolie sauvage ; dans mes bras, l’homme se croyait à cet heureux âge d’or où la beauté n’avait d’autre voile que sa chevelure.
Source : Wikisource

Baudoin Jolis péchés des nymphes du Palais-Royal

Après avoir préludé, dit-elle, avec le bel Adolphe, par maints épisodes folâtres, avoir éparpillé, effeuillé quelques roses de plaisir sur les lis de sa poitrine, l’amour irrité par tant de retardements, échauffé, stimulé d’ailleurs par les liqueurs fortifiantes et les petites gourmandises que ma femme de chambre nous avait servies dans le bain, j’allais céder aux transports d’Adolphe, quand une voix de stentor, partie d’un tableau représentant un satyre, et qui se trouvait absolument en face de nos baignoires, nous arracha douloureusement de ce doux sommeil de volupté
Source : Wikisource

Baudoin Jolis péchés des nymphes du Palais-Royal

Éloignez-vous, rimailleurs, auteurs faméliques, qui nous avez fait tant de fois agir et parler sans nous connaître, brisez vos pinceaux grossiers, je vais déchirer tous les masques, et la pudeur s’accusera elle-même ici de ses funestes égarements. C’est Vénus à genoux qui, faisant son testament, demande grâce aux dieux de ses plus secrètes erreurs. Il faut espérer qu’un si beau repentir lui méritera quelque indulgence.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature