Alphonse Momas

Résumé

Alphonse Momas,  L’Hermaphrodite

“ La patricienne qui vivait sous la peau de l’abbesse des Bleuets descendait vers le plébéien, elle savait qu’elle pourrait l’élever jusqu’à elle, jusqu’à son monde.
— Il comptera éternellement dans mon souvenir, répondit Maillouchet.
— Pour l’éternité, enfant, il faut qu’on aime vraiment. M’aimerais-tu... d’amour ?
— Pardon, pardon, si je vous l’ai laissé supposer, je suis fou, je le sens, mais depuis que je vis dans votre couvent, depuis que je vous vois, je ne pense, je ne rêve que par vous.
— Malgré la volupté où tu m’as vue sacrifier !
”
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Alphonse Momas,  L’Hermaphrodite

“ Souffrir par qui on vit, par qui on croit à l’amour, à la volupté, est encore un délice. Je n’ai pas été maîtresse de mes lèvres, elles t’implorent une caresse.
L’abbesse referma le judas, elle mit le bras autour du cou de Maillouchet et lui dit :
— Là aussi, on aime, on s’aime. Aimer, s’aimer, c’est tout le bonheur possible en ce bas monde, enfant. Aime-moi, aime la femme, et sois heureux.
Oui, aimer, s’aimer, vivre dans la volupté, accordée par la femme prêtresse du temple, rien ne saurait égaler les joies de cœur et d’esprit, que provoquent les sens dans l’entente des sexes.
”
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Alphonse Momas,  L’Hermaphrodite

“ Elle, Josépha de Frochement, elle, l’abbesse souveraine des Bleuets, elle, la grande, noble, belle et puissante dame, qui traitait d’amour avec les plus hautes personnalités du monde ; elle, la voluptueuse sirène qui se délectait aux ivresses de la chair avec ses femmes et ses moines, elle, dont on vantait l’irrésistible charme au dehors, elle, elle avait pour amant Maillouchet.
Les lèvres du jeune homme s’entr’ouvrirent dans un sourire, comme s’il eût pressenti l’étude que sa maîtresse faisait de son individualité, et ce sourire pénétra le cœur de la jeune femme.
”
Source : Wikisource

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