Alphonse Momas

Résumé

Alphonse Momas,  La Tunique de Nessus

“ Sidi-ben-Mohammed se devinait le type dominateur de cette Circé, jusqu’alors suzeraine d’amour ; il avait ce qu’il fallait pour s’imposer à une aussi ardente voluptueuse.
L’ayant baisée, il l’admira étendue inerte sur le tapis, son beau corps palpitant de fièvre, les yeux mourants et, assis près d’elle, il plaça la main sur son ventre et murmura :
— Si tu étais la houri de Mohammed, aucun autre homme ne s’appuierait là.
— Je suis la chose de Mohammed en cet instant, mais je suis la femme de Stanislas Breffer qui, lui, permet à ce ventre d’inspirer la passion et de l’inspirer.
”
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Alphonse Momas,  La Tunique de Nessus

“ Qui a bu la volupté ne saurait plus jamais s’en passer.
— Ton mari, ton seigneur, t’a autorisée !
— Je lui permets d’autres femmes.
— Peut-être avez-vous la sagesse ! Je le répète, tu es une femme à ne pas permettre à l’éclat des autres d’effacer le tien.
— Près de toi, Mohammed, je te reconnais mon seigneur, parce que ta chair et la mienne semblent se reconnaître et aspirer à ne plus se séparer ; loin de toi je serai encore Léna de Mauregard, la courtisane et aussi Irène Breffer, la femme aimante de Stanislas Breffer.
”
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Alphonse Momas,  La Tunique de Nessus

“ Lorsqu’il eût disparu, Irène courut se plonger dans l’eau tiède et parfumée du bain, pour recouvrer des forces, de la vigueur, de l’élasticité.
Son esprit se dilatait de joie ; elle trouvait l’amant rêvé, l’amant qui dorerait le séjour de S... et avec lequel elle entreprendrait des parties en tous genres ; il l’aiderait dans son désir de création de harem : Annina, Olympe, Gabrielle et puis, pourquoi pas, des amies de Paris ou de nouvelles conquêtes ; cette vie serait une nouvelle vie de plaisirs et de bonheur, où elle marcherait appuyée sur Stanislas et sur Mohammed.
”
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