Stani

Définition et enjeux

Sparafucile,  Gens de chœurs : (roman de choriste… (1893)

“ Stani remonta la scène, poussa le tambour, se jeta dans le couloir, descendit, se trouva sur la place, insoucieux de la répétition lâchée, les tempes bourdonnantes, la tête en feu. Une grande agitation le faisait aller, le poussait au hasard des rues et des carrefours. Une pensée
s'obstinait en son cerveau, s'y ancrait désespérément : Juliette était partie, il ne la verrait plus, la dernière lueur consolante s'éteignait, le laissait se débattre dans la ténèbre des désespérances.
”
Source : Gallica

Sparafucile,  Gens de chœurs : (roman de choriste… (1893)

“ Stani se prit la tête à deux mains; il la sentit brûlante de toute la violence de son désespoir.
...Imbécile! il n'avait pas osé! Un timide, lui? Non, un orgueilleux. La timidité n'est qu'orgueil. Ah! ah! Stani orgueilleux!
Il se regarda. Son pantalon ne tenait plus ; ses souliers ouvraient le flanc; une lourdeur dans les jambes lui rappela son ivresse de tout à l'heure : voilà ce qu'il lui restait d'orgueil. Bon Dieu !
”
Source : Gallica

Sparafucile,  Gens de chœurs : (roman de choriste… (1893)

“ Cela tout aussitôt le fâcha contre lui-même. Ainsi, au lieu de montrer son amour, il s'attachait à ne paraître qu'indifférent. La dualité de sa propre personne l'irrita : le Stani qui aimait follement Juliette combattu sans cesse par un autre Stani qui le retenait dans l'aveu.
Une tristesse le prit, ce pendant que l'orchestre, allègre, soulevait des tourbillons de joie, évoquait l'image d'un roi : Cléombrote, au milieu de sa cour, se grisant de la vue des courtisanes aux poses lascives, ondulant au pied du trône usurpé.
”
Source : Gallica

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