Résumé

Sparafucile Gens de chœurs : (roman de choriste… (1893)

Elle incarnait tout cela.Et tout cela s'en était allé, avec l'écroulement de cet ultime espoir. La brute demeurait, lamentable ; elle pleurait sur ce banc, noyée d'ombre, abîmée dans sa douleur...
Juliette ! Juliette!... Stani le criait presque, ce nom, maintenant. Elle était si jolie et si blonde!... Il l'avait aimée à un tel point, le pauvre homme! Car il ne pouvait dire qu'il l'aimait encore ; non, il n'était plus digne... il n'osait pas !
Juliette!... Il eût été sa chose, si elle avait voulu! Oui, un jouet; ce que l'on brise, ce que l'on bat, ce que l'on met sous ses pieds...
Source : Gallica

Sparafucile Gens de chœurs : (roman de choriste… (1893)

Mais cela dura une seconde ; un grand rire le secoua, qui sonnait faux.
— Bonjean ! criait-il, mon vieux copain, je te crève si tu me parles encore des femmes.
Et raffermi dans son ivresse, les jambes maintenant solides, l'œil luisant d'une flamme où se consumait tout son être, il déclama avec de grands gestes :
— La Femme, c'est le Mal ! Ecoute, Bonjean, je suis saoul, donc, j'ai du génie. Je te dis : la Femme, c'est le Mal. Il faut haïr la Femme !
Il y avait vraiment longtemps, que Stani
n'avait pas fait de discours
Source : Gallica

Sparafucile Gens de chœurs : (roman de choriste… (1893)

Estelle et Rosier se serrèrent la main amicalement, l'une riant du bon rire de l'autre.
— Hein ! mon gros, nous ne nous faisons pas de bile, nous. C'est toujours ce que me dit Edouard : pour bien se porter, faut pas se faire de bile.
Aussi se portaient-ils bien tous les deux; Estelle n'avait point la mine de Mlle Donadieu
qui justement les précédait, grande et maigre, avec des yeux d'une fixité effrayante. Et Rosier lui non plus ne ressemblait pas à certains de ses camarades, à Stani par exemple. C'est celui-là qui ne ferait pas de vieux os ! Et puis il s'adonnait à la boisson.
Source : Gallica

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