Yvette Guilbert

Yvette Guilbert

Résumé

Portrait de Yvette Guilbert Yvette Guilbert La Vedette

Et tout un roman, de cape et d’épée, d’amour et d’honneur, courait les rues :
« Fernand, disaient les feuilles, n’était pas un cabot vulgaire, le baryton professionnel, l’ordinaire numéro des music-halls. — Dernier-né d’une grande famille, noble comme les Montmorency, mais pauvre comme Job, les siens ayant été affligés par des revers de fortune, Fernand, — ce nom cachait un nom devant lequel s’incline tout l’armorial de France ! — était une fois, comme dans les contes de fées, tombé amoureux d’une princesse belle comme le jour...
»
Source : Gutenberg

Portrait de Yvette Guilbert Yvette Guilbert La Vedette

C’est une sorte de garantie contre l’indifférence tueuse de l’amour.
— Il y a des gens — répondit Fernand — qui trouvent justement la fatigue de l’amour dans le perpétuel tête-à-tête...
— Allons donc ! sursauta Mésange, ce sont des êtres inférieurs, qui aiment mal. Crois-tu que tous les hommes soient capables d’amour ? Alors, pourquoi y a-t-il tant de mauvais amants et tant de mauvais maris ? C’est un don, un art, aussi difficile sinon plus qu’un autre, et si tout le monde « en fait, » très peu y sont artistes.
Source : Gutenberg

Portrait de Yvette Guilbert Yvette Guilbert La Vedette

Car il était bon, Fernand, meilleur — oh ! combien ! — que la moyenne des hommes, et il le lui prouvait constamment, en l’aimant sans égoïsme, celui-là, et bien plus pour son bonheur à elle, que pour son bonheur à lui.
Il ne l’aimait pas que bien attifée et d’une élégance qui devait contenter un amour-propre d’homme, une vanité d’amant orgueilleux, heureux que sa maîtresse soit belle pour les autres.
Elle n’avait pas eu besoin, pour le conserver, d’employer les misérables moyens de défense, qui prouvent la fragilité et la vulgarité d’un amour.
Source : Gutenberg

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