Résumé

Guide des plaisirs à Paris... (1899)

Le matin, Paris n'a pas encore fait sa toilette, il se montre dans un déshabillé
laid ou maussade, les rues sont désertes, les ordures à peine enlevées : c'est la scène de l'Opéra vue par derrière, la salle vide, sans lustre allumé, sans
orchestre, sans public, sans chanteurs, sans chanteuses ni danseuses.
Le spectacle n'est pas commencé.
Les jolies femmes de Paris dorment encore; seule, dans sa mansarde, Jenny l'ouvrière pressée d'ouvrage s'est levée à l'aube pour faire sa toilette.
Près des gares, les restaurants et les cafés s'animent à mesure que les trains arrivent.
Source : Gallica

Guide des plaisirs à Paris... (1899)

Vers une heure, la place manque bientôt, on est obligé de se serrer aux petites tables, mais la gaité est d'autant plus grande que la foule des soupeurs et des soupeuses augmente et qu'approche l'heure où se lève l'étoile de l'Amour, l'étoile du Berger.
Il n'est pas rare, — souvent le samedi vers trois heures du matin, de voir les soupeurs et les soupeuses improviser un bal d'un pittoresque des plus amusants.
A la danse succède le chant, et l'infernal « chahut» se continue jusqu'au jour.
Source : Gallica

Guide des plaisirs à Paris... (1899)

La rive gauche est la rive studieuse. C'est surtout le Quartier latin, c'est-à-dire des écoles, le quartier de l'aristocratie de l'intelligence, sinon de la fortune.
Là se trouvent le Collège de France, la Sorbonne, Cluny, le Luxembourg, le Panthéon, le Jardin des Plantes, l'Observatoire, les Gobelins, et du côté opposé, les Ministères et la Chambre des députés.
Le cœur de la rive gauche, l'artère palpitante de ce « Cerveau de Paris », c'est le boulevard SaintMichel, le « Boul'Mich », comme on l'appelle au « quartier latin ». Il symbolise à la fois la vie laborieuse et la vie joyeuse.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature