“ CADIO. Une grâce, messieurs les bleus ! Laissez-moi jouer un air de biniou avant de mourir ! C’est ma prière, à moi ! MOTUS. Ou ton signal pour appeler les autres brigands ? Dis donc, blanc-bec, on n’est pas dupe comme ça dans les bleus ! CADIO. Vous me refusez ça ? Allons ! la volonté de Dieu soit faite ! Bandez-moi les yeux que je ne voie pas les fusils ! Oh ! les fusils !... Bandez-moi les yeux ! LE CAPITAINE, à Henri. Singulier mélange de peur et de courage ! (À Motus.) Bande-lui les yeux. CADIO, les yeux bandés, à genoux. Ô mon bon Dieu du ciel, me ferez-vous grâce ? ”
Biniou
Définition et enjeux
Citations sur “biniou”
Jules Hoche, Le faiseur d’hommes et sa formule
“ Seul tenait bon encore le bataillon du joueur de biniou composé de l’espèce la plus humaine des Immondes, ceux de la formule vitelluscuciothentis unguiculatus déjà citée. Les coolies les massacraient l’un après l’autre, non sans une sorte d’admiration terrifiée pour leur héroïsme, lequel pourtant n’était que le résultat d’une imbécile suggestion greffée sur l’instinct imitatif et collectif de ces êtres dépourvus de toute âme individuelle. ”
François Abgrall,
Et moi aussi, j’ai eu vingt ans…
“ La magie envolée le loup redevenu loup et plus loup que jamais, furieux peut-être de s’être laissé attendrir, se releva et avança sur Riwall. Celui-ci vit la bévue qu’il venait de faire. Il aurait mieux valu pour lui, casser son biniou. Maintenant, il lui fallait sonner, et sonner sans relâche ou les dents acérées allaient l’occire sans délai. Alors, il joua, joua, à en perdre l’haleine, et tandis qu’il jouait, le loup reculait, mais aussitôt qu’il cessait, l’animal revenait à l’attaque. Riwall enflait ses joues. ”
“ Mais les brouillards salés de l'Armorique détendraient vite les cordes de la vieille guitare d'Apollon. Le biniou seul, avec sa poche de cuir et sa nasillarde embouchure, supporte le rhume chronique de ces contrées. ”
Achille Du Clésieux, Philippe : pièce en cinq actes et en vers… (1878)
“ Car, si d'un sacrifice on ressent le pouvoir, Le plus grand est souvent un vulgaire devoir; Son père est seul, est vieux... 184 ; PHILIPPEÂ ALAIN. Anna, sera sa fille. LE MARQUIS.. Longtemps il sera: froid, ce foyer de famille ! Mais laissons ce sujet, pour penser à ta soeur. Jeanne, Armand sont heureux...partageons leur bonheur. Sur les autres aussi veille la providence. Organise les jeux, amène ici la danse. SCÈNE XVII. LE MARQUIS, PERRINE, FRANÇOIS, MATHURINE, PAYSANS, PAYSANNES, INVITÉS DES CHATEAUX. Les paysans entrent au son du biniou, et forment les danses nationales. ”
Paul Binétruy, Notice généalogique de la famille Binétruy et de ses collatéraux (1907)
“ L'un d'eux, PhilomenLouis Binétruy, était prêtre et curé de Bonnétage, où il mourut en l'an 1696. (Archives de Bonnétage.) Un autre frère d'André, Claude Binétruy, alla en Espagne vers 1650, y fit rapidement une fortune considérable, et épousa Demoiselle Isabelle du Coral Pignerol. Parvenu à un âge avancé, et n'ayant pas d'enfants, « il forma avec son épouse le pieux projet de construire une église au village des Bassots, près de Villers-le Lac, et d'y attacher les revenus suffisants pour rétribuer un chapelain et deux maîtres d'école, l'un aux Bassots et l'autre au Villers. » ”
Louis Gustave Binger,
Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi…
“ Le mors se trouve ailleurs ; la bride, les étriers, chez un autre individu. C’est une laborieuse corvée que d’avoir à se procurer quelque chose chez les Mossi. Ces gens-là m’ont paru plus paresseux que les autres noirs en général ; ils saisissent le moindre prétexte pour chômer. Ces mots naïfs de Diawé le dépeignent bien : furieux de ne pas obtenir ce qu’il désirait, mon domestique se lamentait auprès de moi, et comme j’essayais de le calmer, il me répondit d’un air convaincu : « Tu as raison, jamais que moi qui miré paille comme ici : quand de l’eau qui tombe, tout qui halte ». ”
Gustave Babin, Après faillite : souvenir de l'exposition de 1900 (1902)
“ Car M. Binet'est un brave et fervent campagnard, un rural convaincu, qui aime sa glèbe natale, ses prairies émaillées de boutons d'or, ses bois, les plus vigoureux des chênes pour leur force, les plus frêles gramens pour leur gracile élégance. ”
Alfred Binet,
Les Altérations de la personnalité
“ « Camille va prendre dans la poche du gilet de M. L... un flacon dans lequel il y a de l’eau de Cologne, elle le débouchera et en appréciera la délicieuse odeur. » Elle se lève, vient droit à moi, cherche d’abord à gauche, puis à droite, prend dans ma poche un flacon d’ammoniaque, le débouche et en aspire avec plaisir les émanations. Il faut que je le lui retire des mains. « Puis, toujours par suggestion, elle me défait mon soulier droit. M. F... lui dit : « Qu’est-ce que vous faites là ? Vous ôtez à M. L... un de ses souliers ! » ”
André Beaunier,
Revue des Deux Mondes
“ Bien parler, bien écrire, cela exige de l’étude ; et Binet n’a point épargné son étude. Il a examiné toutes les sciences, tous les métiers et, du résultat de ses recherches, composé une encyclopédie. L’on écrit et l’on parle avec des mots ; les mots sont les signes des objets : il a examiné les objets. Comme Richeome, il a examiné les fleurs : « Quelle vergogne de voir qu’on ne sait pas parler de ces belles beautés ! Quand les plus huppés ont dit la rose, le lis, l’œillet, le bouton et la feuille, ils sont au bout de leur savoir. » ”
Lardeur, Affaire Lardeur et Bianchi. (Signé… (1853)
“ M. Bianchi ne se contenta pas de cette insulte grossière ; attribuant ma modération à la crainte, il me dit, au moment où je le menaçais d'en obtenir réparation. Vous recevez si facilement lessoufflets. Le cit. Guillot, indigné de ces paroles qui étaient une nouvelle provocation, se leva aussitôt et s'adressant à M. Bianchi—il lui dit: "C'est une lâcheté de votre part " d'avoir donné ce soumet, si vous saviez que Lardeur ne " dût pas vous le rendre." Mr. Bianchi parut vouloir se fâcher des paroles du cit. ”
J. Bianchi, Les Légendes des gorges du Cians (1907)
“ Pivin porta ses deux mains à la figure et s'avançant sur sa femme cria de toutes ses forces. Sept ? — Aïe, mon Dieu ! quelle peur! cria Culinette, et en même temps se laissa tomber par terre, comme si elle était évanouie. — Culinette, ma femme, s'écria inquiet Pivin, n'aie pas peur, je suis Joseph. Je ne te ferai plus peur, va ; regarde je suis Joseph. Après quelques instants, Culinette faisant semblant de reprendre connaissance, vous m'avez bien fait peur. Oui je vous reconnais maintenant, vous êtes bien Joseph. ”
Louis Gustave Binger,
Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi…
“ Les mœurs sont très légères à Fourou : nous y étions à peine depuis trois jours, que tous mes hommes étaient en possession d’une amie au vu et au su de tout le monde. Contrairement à ce qui se passe dans nos pays civilisés, une jeune fille qui a un enfant n’est pas déconsidérée chez les Siène-ré : au contraire, elle trouve plus facilement à se marier, puisqu’on est sûr qu’elle n’est pas stérile. ”
Louis Gustave Binger,
Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi…
“ Hier sont arrivés six hommes de Niélé ; ils se rendent à Sikasso pour ramener à l’almamy deux femmes de chefs prises par Tiéba et vendues à Niélé.Le chef de ces envoyés, un Ouattara qui porte une barbe comme un sapeur, est venu me voir ; il ne m’a pas surpris en me disant que Toumané n’avait rien fait pour moi et que c’était tout à fait par hasard, à Dioumanténé, qu’il avait appris mon séjour à Fourou. De sorte qu’à l’heure qu’il est, ma situation est la même qu’il y a trois mois : l’almamy n’a rien fait et ne fera rien pour moi. Il m’est impossible de quitter Fourou dans ces conditions ”
André Beaunier,
Revue des Deux Mondes
“ Ces façons, remarque Binet, sont inconnues au ciel, et ce n’est pas le style des anges. Et il prie les gouverneurs de nos âmes de méditer un saint exemple, celui du pape Grégoire, lequel pouvait, souverain pontife, parler à coups de tonnerre, jeter la foudre des censures et excommunications : « Mais le saint homme y va bien d’un autre air. Et dit tantôt : S’il plaisait à votre douceur... tantôt : Votre suavité agréera bien que je lui dise... Au lieu donc de répandre la grêle et les tonnerres sur la tête des humains, ce saint homme faisait rouler des torrens de miel et emportait tout... » ”
André Beaunier,
Revue des Deux Mondes
“ Ne vous fiez pas à vos enfans, ce sont des voleurs ! » Voilà Binet : quel homme ! La brutalité même. Et il appelle ainsi ses auditeurs : « Venez, canailles ; venez, tous les soldats d’enfer !... » La brutalité même ; et puis, les grâces d’un bon garçon. Ce brutal a au fond de l’âme une étrange douceur, et telle que les violences de la Bible, par endroits, l’étonnent et, pour un peu, l’offenseraient. Mieux pourvu d’aménité, Richeome trouve ses délices dans le Pentateuque et les Prophéties ; le terrible Binet préfère les aménités de l’Évangile. ”
Ernest Pinard,
Madame Bovary : moeurs de province…
(1879)
“ Il se dirigea vers la petite salle ; mais il fallut d'abord en faire sortir les trois meuniers ; et, pendant tout le temps que l'on fut à mettre son couvert, Binet resta silencieux à sa place, auprès du poêle ; puis il ferma la porte et retira sa casquette, comme d'usage. — Ce ne sont pas les civilités qui lui useront la langue! dit le pharmacien, dès qu'il fut seul avec l'hôtesse. — Jamais il ne cause davantage, répondit-elle ; il est venu ici, la semaine dernière, deux voyageurs en draps, des garçons pleins d'esprit qui contaient, le soir, un tas de farces que j'en pleurais de rire ”
Claude Binet, La Vie de Pierre de Ronsard
“ Binet fait allusion — cela est évident par l’addition de C — à ces vers de la première pièce : Donc ne t’amuse plus à faire ton mesnage, Maintenant n’est plus temps de faire jardinage : Il faut suivre ton Roy qui t’aime par-sus tous Pour les vers qui de toy coulent braves et dous : Et croy si tu ne viens me trouver à Amboise, Qu’entre nous adviendra une bien grande noise. P. 26, l. 15. — reprendre en luy. Cf. ces vers des Estrennes au Roy Henry III écrites en décembre 1574 : ...... ”
Georges de Labruyère,
L'homme voilé
(1938)
“ Binningstein, déjà à moitié réveillé, sautait au bas de son lit, enfilait une robe de chambre et, les pieds dans des mules, se mettait en devoir de livrer passage au domestique. A peine le vantail de bois était-il ouvert qu'un homme surgissait, emprisonnait la tête et les bras du ministre dans une couverture. ”
Claude Binet, La Vie de Pierre de Ronsard
“ Pourtant la dernière de ces pièces loue Binet pour ses Epigrammes, comme Ronsard pour ses Odes, Tyard et Du Bellay pour leurs Sonnets, Jodelle pour ses Comédies : Mais, ô Dieu ! pour ce point combien, combien tu pousses A railler doctement tes Muses aigre-douces (Mon Binet) et combien ton Epigramme court Se feroit mesme entendre à l’homme le plus sourd. ”
F. Anstey, Revue des Deux Mondes
“ Avez-vous déjà dit à M. Weatherhead, l’histoire de Bingo et de Tacks (Bingo était le nom bizarre du caniche) ? Non ? Alors c’est moi qui vais la lui raconter ; elle l’amusera certainement. Tacks est notre jardinier, il habite le village ; le connaissez-vous ? Eh bien ! Tacks était ici l’autre jour ; pendant qu’il attachait un treillage au haut du mûr, maître Bingo, assis tranquillement au bas de l’échelle le regardait travailler. Vous ne lui auriez pas fait quitter sa place pour un empire. Tacks croyait que le chien lui tenait compagnie. ”
Paul Binétruy, Notice généalogique de la famille Binétruy et de ses collatéraux (1907)
“ Quand il eut fini son congé, Zéphirin Tochot épousa, le 19 septembre 1846, Marie-Thérèse Dromard. Nous ignorons s'il eut des enfants. En tous cas, il mourut le 20 décembre 1852. (Archives du Russey) . § IV Nous parlerons, dans le chapitre suivant, de CHARLESANTOINE BINÉTRUY, le quatrième des enfants de CharlesAntoine et de Marie-Colette Renaud. § V MARIE-ANNE-ELISABETH BINÉTRUY épousa, le 15 avril 1822, Urbain-Alexis Feuvrier, alors âgé de 43 ans, et cultivateur au Mémont. ”
Auguste-Marc Bayeux, Benjamine (1876)
“ Plus grande encore fut la surprise, quand on vit la petite Benjamine courir vers M. Pince dès son arrivée. L'enfant parlait à peine et ne pouvait être indiscrète. Cependant, cette familiarité parut singulière. Et M. Bidoire fit remarquer que, par un hasard étonnant, Benjamine avait les yeux exactement de la même couleur que ceux de M. Pince. Les loups ne se mangent point entre eux. Nous ne voulons pas dire que les gens de Pénitot soient des loups. ”
Louis Gustave Binger,
Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi…
“ Moussobadougou et Niamouso, prévenue de mon arrivée, est perchée sur les toits des cases ; les enfants se pressent sur mon passage ; toute cette gent nue est avide de voir un Européen ; des femmes m’offrent de l’eau et du dolo.A Koroma, Sélélou, le chef de village, est assis sur une peau de bœuf, à l’ombre d’un gros finsan. En arrivant, il me souhaite la bienvenue et m’installe de suite dans un groupe de cases neuves isolées, au nord du village, chez une famille de Bobo-Dioula, venue de Douki, où l’on me fait fort bon accueil. ”
Louis Gustave Binger,
Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi…
“ De même qu’Ardjoumani, chef du Bondoukou, un parasol achève de le rendre tout à fait grotesque sur cette monture plus primitive que le cheval de bois d’un gamin de six ans.Ceci n’empêche pas Bénié d’être un brave et digne chef, aimant les Français. Son intelligence m’a paru supérieure pour un noir. Ce qui m’a surtout frappé chez lui, c’est qu’il est actif, nerveux, et presque emporté,... tout à fait Français d’allure. ”
Maurice Wahl, La France aux colonies (1896)
“ Le capitaine Binger s'était chargé de reconnaître la boucle du Niger, et de relier nos établissements du Soudan à ceux de la Cote-d'Ivoire, sur le golfe de Guinée. Il partit sans appareil militaire, avec deux domestiques noirs et quelques porteurs, muni d'une pacotille qui devait lui fournir des cadeaux diplomatiques et une monnaie d'échange. De Bammakou, il s'engagea dans les États de Samory. Celui-ci, alors en paix avec nous, assiégeait son ennemi Tiéba, roi du Bélédougou. Binger alla le visiter dans son camp devant Sikasso, en traversant des régions dévastées par la guerre. ”
Alexandre-Ernest Billault de Gérainville, Résultats fantastiques de l'application de la loi sur les loyers… (1871)
“ Il a les yeux ouverts, armés de surcroît d'un formidable binocle; d'où vient donc qu'il y voit si peu clair et que, de son horizon visuel, le point en question forligne tout à fait? On nous en donne l'explication suivante. Il y a gens qui, par vice natif ou autrement, ne voient goutte à regarder avec les deux yeux, selon le procédé ordinaire. Qu'ils en ferment un et ouvrent l'autre, ils verront distinctement tout de suite. — Propriétaire et principal locataire, dit maître Boinod, cela est tout différent. ”
Les évasions célèbres : d'après les récits des historiens… (1902)
“ Il ne s'agissait encore que de se procurer un navire pour s'enfuir; plus tard, les choses devaient suivre une bien autre marche. Beniowski n'avait pas trente ans; aux avantages physiques, la force, l'adresse, l'élégance, il joignait une culture d'esprit qui le mettait au premier rang parmi les exilés; aussi devint-il leur chef sans conteste. Le gouverneur, de son côté, le chargea de donner des leçons de langues à ses trois illles, dont la plus jeune, Aphanasie, devint éperdument éprise de son maître. Beniowski devait se servir liahilement de sa passion pour mener à bonne fin ses projets. ”
Léon Beynet, Les Drames du désert, scènes de la vie arabe sur les frontières du Maroc… (1862)
“ Or, le frère de Mimoun, tu le sais, est encore ici : il attend tes quatre hommes, car la razzia doit avoir lieu après-demain. Miloud mit ses deux mains sur la poitrine; leva les yeux au ciel comme un homme qui prend Dieu à témoin de la sincérité de ce qu'il va dire. — Tout ce que Dieu m'a inspiré, articula-t-il énergiquement, je l'ai mis en usage ; tout ce que tu m'as conseillé de dire et de faire, je l'ai dit et je l'ai fait. Je leur ai promis à chacun cinq douros comptant, leur assurant que la famille de Mimoun leur en donnerait le double ”
Paul Binétruy, Notice généalogique de la famille Binétruy et de ses collatéraux (1907)
“ Le 5 novembre de la même année 1821, Marie-Françoise, assistée de son époux Cachot, et Marie-Thérèse, assistée de son époux Binétruy, procédèrent au partage de la maison et des terres situées sur le territoire de Montbéliardot. En 1826. Charles-Antoine Binétruy amodia sa ferme du Petit-Communal à son oncle par alliance, Pierre-Joseph Racine, qui avait épousé Marie-Thérèse Renaud, soeur de Marie-Colette Scholastique Renaud. Mais en 1828, Pierre-Joseph Racine demanda la résiliation du bail et se retira, avec son épouse, aux Fourgs de Bonnétage. ”
Louis Gustave Binger,
Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi…
“ J’ai parlé plus haut de la façon dont l’almamy s’est ingéré habilement dans les affaires de Fourou. Saura-t-il se maintenir ici, et, s’il s’y maintient, le pays restera-t-il ce qu’il est ? J’en doute. Les sofa se livrent à toutes sortes de vexations et veulent, comme dans les pays bambara de l’autre rive, puiser partout ; ils sont déjà en horreur ici et tellement craints pour leur sans-gêne qu’il est impossible de [210] vendre sur leur marché quelque chose dont la valeur dépasse 500 cauries. ”
