Léon Beynet, Les Drames du désert, scènes de la vie arabe sur les frontières du Maroc… (1862)
“ Mais le sang empourpra presque aussitôt son visage ; un frisson visible l'agita de la tête aux pieds, et son regard s'anima d'une façon étrange. S'étant raffermi sur ses jambes, il prit vivement son couteau d'une main et son poignard de l'autre; ainsi armé, la tête droite, avancée, il fixa ses yeux sur ceux de son oncle. — Sidi-Magrnia ! dit-il, comme s'il eût ressenti qu'une transformation venait de s'opérer en lui, et avec un accent que le vieillard ne lui avait jamais connu. Sidi-Magrnia ! toi qui lis sur la figure les pensées de l'âme, regardemoi !... je suis Moufock-ould-Magrnia !... ”
