Achille-Jean Guillaume

Résumé

Achille-Jean Guillaume Sur la frontière marocaine (souvenirs… (1913)

Vue de la hauteur où nous sommes, elle apparaît unie comme un large miroir, sans la moindre houle, sans une ride. Au loin, la Moulouya, souillée par les pluies récentes, se devine à la longue traînée, d'un gris sale, qui part de l'embouchure et s'allonge en pointe dans l'azur calme de la Méditerranée.
A l'ouest, c'est la plaine immense, aux ondulations imperceptibles, qui se déroule magnifiquement jusqu'aux pentes bleutées des Beni-Isnassen et des Kebdana.
Au premier plan, le ruisseau du Kiss est indiqué par une longue crevasse sinueuse à travers les terres meubles
Source : Gallica

Achille-Jean Guillaume Sur la frontière marocaine (souvenirs… (1913)

A gauche de la casbah s'étendent des jardins cultivés, parsemés çà et là d'oliviers et d'orangers magnifiquement verts. Derrière, toujours l'immense plaine, bordée par la ligne bleue de la mer, où l'on devine, très loin, l'embouchure de la Moulouïa.
La côte forme là un saillant brusque - le cap de l'Eau — prolongé en mer par les trois pitons grisâtres et nus des îles Zafïarines. Enfin, barrant l'horizon, à l'extrémité de la plaine, le massif violet des Kebdana émerge d'un seul bloc, avec ses crêtes dentelées.
Source : Gallica

Achille-Jean Guillaume Sur la frontière marocaine (souvenirs… (1913)

Cette plaine d'Oudjda présente des lignes d horizon aussi ininterrompues, aussi plates que celles d'un paysage marin. On ne voit nulle part de limites à ces immenses étendues, si ce n'est, vers l'est, la ligne basse des montagnes qui s'allongent entre Marnià et Bou-Djenan, et, dans Je nord, le massif bleuâtre des Beni-Isnassen, à demi caché sous un voile de vapeurs grises.
La terre, noire et grasse, doit être d'une fertilité extrême; aussi est elle cultivée soigneusement. Les blés et les orges ont commencé à sortir du sol, et toute la plaine s'égaie sous une belle teinte vert tendre.
Source : Gallica

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