Achille-Jean Guillaume, Sur la frontière marocaine (souvenirs… (1913)
“ Vue de la hauteur où nous sommes, elle apparaît unie comme un large miroir, sans la moindre houle, sans une ride. Au loin, la Moulouya, souillée par les pluies récentes, se devine à la longue traînée, d'un gris sale, qui part de l'embouchure et s'allonge en pointe dans l'azur calme de la Méditerranée. A l'ouest, c'est la plaine immense, aux ondulations imperceptibles, qui se déroule magnifiquement jusqu'aux pentes bleutées des Beni-Isnassen et des Kebdana. Au premier plan, le ruisseau du Kiss est indiqué par une longue crevasse sinueuse à travers les terres meubles ”
