Isabelle Eberhardt

Isabelle Eberhardt

Résumé

Portrait de Isabelle Eberhardt Isabelle Eberhardt,  Notes de route (1908)

“ Un goum file vers l’Ouest, derrière la redoute, avec ses fanions tricolores par-dessus le blanc terne des burnous.
Tout est chargé, c’est fini.
Lentement, les chameaux redescendent dans la vallée qu’ils traversent, s’en allant vers Djenan-ed-Dar.
Pendant une heure, ils se déploient en une file interminable, qui ondule à travers la plaine où le soleil dore la poussière.
Puis, à l’horizon rougeâtre où traînent des buées ardentes, le convoi disparaît, s’évanouit.
La lumière d’abord hésitante, comme furtive, gagne le zénith, et les grandes étoiles qui brillaient pâlissent et s’éteignent.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Isabelle Eberhardt Isabelle Eberhardt,  Notes de route (1908)

“ Les mokhazni jurent franchement : on ne pourra pas dormir tranquille !
Nous veillons, nous attendons. Rien. Le silence retombe sur le douar, avec une fraîcheur d’avant l’aube. Cette fois, nous nous rendormons d’un sommeil accablé et profond.
C’est l’aube, l’heure radieuse entre toutes au désert. Je m’éveille au murmure grave des mokhazni qui prient dehors, baignés dans la lueur irisée du jour levant.
Nous sortons, et nous montons à cheval, pour retourner à Hadjerath.
Autour du douar, à deux cents mètres au plus, les mokhazni relèvent les traces du djich : une vingtaine d’hommes à pied.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Isabelle Eberhardt Isabelle Eberhardt,  Notes de route (1908)

“ L’air est limpide et frais et, dans le ciel clair, des caravanes légères de nuages laineux passent, promenant leurs ombres bleuâtres sur la plaine dorée.
Je vais regagner la province d’Alger par la route des Hauts-Plateaux. La morne tristesse du départ, à Beni-Ounif, s’est dissipée. Mes sensations d’aujourd’hui sont lentes et apaisées. Sans hâte, je m’en vais vers le ksar, au pied des dunes. Là, il y a encore quelques aspects sahariens : les grands dattiers qui ne changent pas à travers les saisons, les koubba blanches, immuables à travers les siècles, dans la poussière et la nudité du décor.
”
Source : Gutenberg

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