Béchar

Définition et enjeux

Victor Barrucand Dans l'ombre chaude de l'Islam (1921)

Le plus lugubre, le plus désolé de tous les décors arides du Sud s’étend devant nous.
Entre l’éperon abrupt du Djebel-Béchar et la haute muraille de l’Antar, des collines aiguës comme les dents d’une scie, des chaînes de pitons enserrent encore la vallée inclinée en pente douce vers l’oued. Et tout, les collines, le sol d’ardoise pulvérisée, les pierres rugueuses, tout est noir, d’un noir olivâtre et terne de foie corrompu. Au pied des coteaux que domine le Béchar, la redoute blanche, d’une blancheur livide, accentue l’horreur de ce paysage de deuil.
Source : Gutenberg

Victor Barrucand Dans l'ombre chaude de l'Islam (1921)

Comme toutes les petites vallées de cette zone, celle où nous cheminons, moi à cheval et Embarek à pied, s’allonge entre deux chaînes de coteaux. Sur la gauche, au-dessus de ces vallonnements bas, se dresse la silhouette puissante du Djebel Béchar. Du sable blond, des ondulations molles, toujours, comme depuis les Bezaz el Kelba, le même paysage, la même harmonie monotone de grandes lignes sans angles, sans heurts, presque même sans aspérités.
A mesure que nous nous éloignons vers l’ouest, les collines s’abaissent.
Source : Gutenberg

La Fin d'une légende, ou la Vérité sur l'Arabe… (1892)

Il est vrai qu'elles sont si bêtes leurs femmes et si nulles.
Nous devions presque comprendre parmi les fonctionnaires indigènes, le Bechar, occupant un emploi très lucratif dont nous allons dire quelques mots. Le Bechar est chef d'une bande de voleurs et voleur lui-même.
Lorsque son saint-patron lui a fait faire une bonne capture en boeufs, chevaux ou mulets, il se hâte de la cacher dans les fourrés les plus épais, les plus solitaires ; là elle est en sûreté, surtout depuis la destruction des grands fauves, lions et panthères.
Source : Gallica

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