Charles Sorel,
La Vraie Histoire comique de Francion
(1623)
“ Leur humeur n’est point farouche, Elles ouvriront leur bouche, Plutôt pour vous en prier, Qu’afin de vous en crier. Abordez-les donc sans crainte, Et dès la première plainte, Vous serez récompensés De vos services passés. Quand de semblables délices Viennent après les supplices, Notre âme a tant de plaisirs, Qu’elle n’a plus de désirs. Les langueurs, les rêveries, Avec les chaudes furies, Et la douce pâmoison Agitent notre raison. Ha ! mon Dieu, que j’ai d’envie De pouvoir finir ma vie Au fort d’un si doux combat, Pour mourir avec ébat. ”

