Émile Bergerat

Élements biographiques

Portrait de Émile Bergerat Émile Bergerat,  Contes de Caliban

“ Nul ne peut se vanter de l'avoir vue une seule fois rire ou chanter au rouet, et non seulement depuis la mort d'Eyrnaud, mais même auparavant. Une ride, creuse comme une ornière, lui fait deux fronts sous un seul bonnet. Et ils ne savent pas, les gars, ils n'ont jamais su la cause de sa mélancolie. Eyrnaud non plus, ne l'a pas sue, le pauvre cher homme! Quand, de son vivant, il la surprenait les yeux perdus, l'ouïe tendue au bruit des chemins et l'âme toute hors du corps, il soupirait et lui disait:
—A la fin des fins, Jacquemine, tu n'es donc pas heureuse?
”
Source : Gutenberg

Portrait de Émile Bergerat Émile Bergerat,  Souvenirs d’un enfant de Paris

“ À travers un dédale de rampes, de ruelles, d’escaliers, de passages voûtés, on atteint à une terrasse circulaire, plantée de platanes touffus, d’où l’on domine tout le profil dentelé de la côte, jusqu’au cap Corse. Quelle vue ! Le port est en bas, à trois cents mètres, agitant mollement les coques de noix et les bateaux en papier de sa flottille. Et, à droite, la Balagne s’éploie, tapis d’émeraude piqué d’or. C’est là qu’il fait bon s’accouder, s’emplir l’âme de joie, les poumons de brise, les yeux d’étendue colorée et laisser s’égoutter les heures de l’urne penchée du Temps ! ”
Source : Wikisource

Portrait de Émile Bergerat Émile Bergerat,  Peintures décoratives de Paul Baudry au grand foyer de l'Opéra… (1875)

“ Ces corps de Bacchantes agitées en tous sens par les rhythmes sauvages, ces étoffes qui flottent flagellées par le vent et soulevées par la course, cette chasse qui passe au fond et ces diverses expressions de femmes en délire autour du corps blanc du jeune homme divin, tout cela forme un tableau saisissant et qui montre une des faces les plus intéressantes du talent multiple de M. Baudry. Le charme ordinaire de ses compositions s'appuie ici d'un sens dramatique que les autres parties
de son œuvre décorative, avec leur style calme et leur grâce, ne laissaient point soupçonner.
”
Source : Gallica

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