Aimé Vingtrinier,
Les Voyageuses, poésies, par Aimé Vingtrinier
(1848)
“ Les filles de Sartène Disaient au Muletier : Vous perdez votre peine Mon joli cavalier ; De nous chacune est sage, Et pour changer de loi Aux garçons du village Nous donnons notre foi. Aux filles de Sartène Disait le Muletier : Des enfants de la plaine Je marche le premier. Aux luttes, à la danse, Je suis toujours vainqueur : Que la plus belle y pense, Je lui donne mon cœur. Les filles de Sartène Et le beau Muletier De la forêt prochaine Suivaient l'étroit sentier. Le soir troupes joyeuses Prenaient gaiement l'essor, Elles moins orgueilleuses, Et lui plus fier encor. ”
