J.-B. Frédéric Ortoli, Les contes populaires de l'île de Corse (1883)
“ Pourquoi vivre sans Matteo ? La malheureuse était désespérée. Sa marraine, qui était fée, vint même de bien loin pour la consoler. Tout fut inutile. Celle-ci dit alors à Mariuccia : — « As-tu le courage d'aller chercher ton époux jusqu'en enfer? S'il en est ainsi, sèche tes pleurs, car tu pourras le sauver et vivre encore longtemps heureuse avec lui. — Matteo, Matteo ! — Tiens, voilà une croix. Grâce à ce talisman, tu pourras voyager sans aucune crainte. — Mais prends garde, prends bien garde de répondre aux voix qui te parleront sur la route : tu mourrais au même instant. » ”
