J.-B. Frédéric Ortoli

Résumé

J.-B. Frédéric Ortoli Les contes de la veillée

Il égorgea d'abord le crapaud et recueillit précieusement son sang qu'il mêla avec un peu de vin muscat ; puis, arrachant le cœur de l'animal, il le fit cuire ainsi que le lion avait dit.
Sa mixture préparée, Lovallec se présenta devant la fille du roi.
— Puissante princesse, buvez ce vin, c'est la vie que je vous donne.
La malade en but une gorgée, mais aussitôt elle repoussa le vase en criant : — Ah ! mon Dieu ! je viens d'avaler du poison ! Mon cœur se brise, je me sens mourir!
— Buvez, princesse, buvez toujours, s'écria le jeune homme, car c'est un Démon qui ne veut point sortir.
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli Les contes de la veillée

Pendant que celui-ci dormait, l'hôtelier, bien entendu, courut à l'écurie et s'empressa de dire les paroles enchantées qu'il avait entendues : Baudet, Baudet, Baudet, Baudet mon bel ami, Souris, souris, souris, Souris de barbari !
Tartari!
Or, comme tout cela était de la magie, l'âne s'empressa de faire ce qui lui était commandé, et de tous côtés on ne vit tomber que de beaux sequins d'or, des quadruples d'Espagne, de grosses piastres, des diamants, des rubis ou des topazes : c'était comme un ruissellement d'étoiles.
- Ah ! ah ! pensa le maître voleur, c'est de plus en plus
fort.
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli Les contes de la veillée

Ayant recouvré toute sa fortune, le voyageur remercia le Singe et voulut continuer son chemin. Il s'étonnait seulement en lui-même d'avoir trouvé un animal si bienfaisant et se reprochait de bonne foi le peu de cas qu'il avait toujours fait de lui.
Il marchait ainsi tout en rêvant lorsqu'un rugissement affreux vint l'épouvanter. Un Lion formidable parut à sa vue. Glacé de terreur, le marchand crut arrivée son heure dernière; ses jambes fléchirent, ses yeux se fermèrent, l'affreuse peur envahit son cœur et il s'appuya contre un chêne pour ne pas tomber.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature