J.-B. Frédéric Ortoli, La princesse enchantée (1886)
“ Accablé de douleur et de fatigue, Abdallah s'était endormi à la place même où il avait été abandonné. Heureusement pour lui, Métidja, la bonne fée du Hedjaz, avait tout vu ; elle eut pitié du petit infirme et, profitant de son sommeil, elle lui redressa la jambe. Prenant ensuite la 'figure ridée d'une pauvre mendiante, la magicienne s'assit sur une pierre et attendit son réveil. Abdallah ne tarda pas à ouvrir les yeux. Le cœur plein de tristesse il se leva pour continuer sa route ; mais quel ne fut pas son étonnement quand il s'aperçut qu'il pouvait marcher comme tout le monde. ”
