J.-B. Frédéric Ortoli

Résumé

J.-B. Frédéric Ortoli La princesse enchantée (1886)

Accablé de douleur et de fatigue, Abdallah s'était endormi à la place même où il avait été abandonné.
Heureusement pour lui, Métidja, la bonne fée du Hedjaz, avait tout vu ; elle eut pitié du petit infirme et, profitant de son sommeil, elle lui redressa la jambe. Prenant ensuite la 'figure ridée d'une pauvre mendiante, la magicienne s'assit sur une pierre et attendit son réveil.
Abdallah ne tarda pas à ouvrir les yeux. Le cœur plein de tristesse il se leva pour continuer sa route ; mais quel ne fut pas son étonnement quand il s'aperçut qu'il pouvait marcher comme tout le monde.
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli La princesse enchantée (1886)

C'était en ce moment un merveilleux spectacle que de voir un homme aussi gros que les plus épaisses montagnes, projetant son ombre sur le pays tout entier, et dont la tête dépassait de cent coudées les nuages volant dans le ciel.
Jugez en effet de l'extraordinaire grosseur de Large, puisqu'il s'était vu forcé de boire la plus grande partie de la mer, pour réussir à s'emparer de l'anneau enchanté.
Une fois maîtres de la princesse, Long et Clairvoyant laissèrent Large, devenu trop lourd, et se remirent en route.
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli La princesse enchantée (1886)

Eh bien ! dans cette vague est un anneau, et dans cet anneau se trouve la prisonnière ; si nous réussissons à nous en emparer, nous serons vainqueurs.
— Dis-moi, mon ami, comment faire? demanda le prince.
- Large, monte avec moi sur les épaules de Long, répondit Clairvoyant, et toi, conduis-nous vite sur les bords de la mer que j'ai désignée.
Long obéit à l'instant. Déjà les voilà en route; plus rapides que les vents du Nord, ils traversent les plaines,
passent les fleuves et les montagnes.
Source : Gallica

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