Résumé

Aventures de Gulliver chez les nains et chez les géants… (1882)

Je vis qu'un aigle monstrueux avait saisi dans son bec l'anneau de ma boîte et qu'il l'emportait, à tire d'aile, au delà de l'Océan. Sans doute la finesse de son odorat lui avait découvert la présence d'un être vivant dans la cage, et il voulait gagner avec sa proie un rocher isolé au milieu de la mer, pour m'y dévorer en paix.
Dans mon angoisse, je jetai les yeux en arrière pour voir s'il ne m'arriverait aucun secours du pays d'où l'on m'enlevait ; mais je n'aperçus que Glumdalklitsch, debout sur la rive, pleurant amèrement et étendant les bras vers la cage qui s'envolait.
Source : Gallica

Aventures de Gulliver chez les nains et chez les géants… (1882)

Nous abordâmes donc ; et, pendant que les matelots cherchaient de l'eau, je m'enfonçai plus avant dans l'île, pour examiner le pays de plus près. Comme je ne voyais que landes et rochers, je revins au rivage ; mais, arrivé sur le bord de la mer, j'aperçus mes compagnons qui s'étaient rembarqués et qui faisaient force de rames pour regagner le navire, comme s'il s'était agi pour eux de sauver leur vie. J'allais leur crier de ne pas m'abandonner dans ce lieu désert, quand je vis avec terreur que la chaloupe était poursuivie par un géant d'une stature extraordinaire.
Source : Gallica

Aventures de Gulliver chez les nains et chez les géants… (1882)

Je ne pouvais pas être un simple nain, disaient-ils, car le nain de la reine, le plus petit homme du monde, avait huit mètres de haut, et je n'en avais, moi, pas même deux.
Je protestai avec énergie que je n'étais pas un phénomène, mais bien un homme comme un autre ; et que je venais d'un pays où il y avait des millions d'hommes pareils, avec des arbres, des maisons et des animaux, d'une grandeur proportionnée.
Le roi, cette fois, me crut, et ordonna qu'on me traitât comme une
curiosité et avec le plus grand soin.
Source : Gallica

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