Aventures de Gulliver chez les nains et chez les géants… (1882)
“ Je vis qu'un aigle monstrueux avait saisi dans son bec l'anneau de ma boîte et qu'il l'emportait, à tire d'aile, au delà de l'Océan. Sans doute la finesse de son odorat lui avait découvert la présence d'un être vivant dans la cage, et il voulait gagner avec sa proie un rocher isolé au milieu de la mer, pour m'y dévorer en paix. Dans mon angoisse, je jetai les yeux en arrière pour voir s'il ne m'arriverait aucun secours du pays d'où l'on m'enlevait ; mais je n'aperçus que Glumdalklitsch, debout sur la rive, pleurant amèrement et étendant les bras vers la cage qui s'envolait. ”
