Résumé

Fred Isly Les petits Katapans de Reine Ortie (1900)

Les êtres malfaisants trouvent semblable sort.
Reine était délivrée, elle arrive en courant, Les larmes dans les yeux et le cœur débordant.
« Ah ! merci, cria-t-elle, ô mes très chers amis, De vous être montrés si bons pour Reine Ortie! »
Et le roi, lui prenant la main, lui dit ceci : « Reine, un de vos défauts vous a conduite ici, Comme précédemment faites-nous le serment Que vous vous guérirez et que dorénavant Vous ne céderez plus à la curiosité. »
Reine Ortie gravement répondit : « C'est juré! »
A Katanopolis on revint enchanté, En emportant le corps du monstre redouté.
Source : Gallica

Fred Isly Les petits Katapans de Reine Ortie (1900)

Et le bon roi des nains, qui s'était approché, Reçut de Reine Ortie, pan! pan! deux grands soufflets.
Les échos d'alentour répétèrent : Pan! pan !
On a osé frapper le roi des Katapans !
Cet acte criminel, cet acte de démence Fut tout d'abord suivi par un profond silence.
Chacun s'était senti frappé d'indignation, Tout se taisait, ému, pris de consternation, Tout, même les oiseaux, les insectes, le vent.
Seul l'écho redisait au loin : Panpan ! panpan !
Source : Gallica

Fred Isly Les petits Katapans de Reine Ortie (1900)

Reine Ortie, en voyant cet appendice inerte, Qui débordait un peu d'un tas de plantes vertes, Crut qu'elle avait affaire à un chien endormi, Qui sous l'ombre du bois s'était mis à l'abri.
Et se laissant tenter par l'occasion propice D'exercer contre lui la cruauté, son vice, Elle prend une pierre et, riant à l'avance Du bon tour à jouer à l'être sans méfiance, Elle la laisse choir sur la queue qui dépasse : Mais son rire aussitôt à la frayeur fait place.
Source : Gallica

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