Jules Rostaing

Résumé

Jules Rostaing,  La fée Sagesse (1860)

“ S'il n'en est point ainsi, il perd ses droits à la couronne. La reine Cœur-deSucre n'a pu jusqu'à présent trouver une fiancée pour son cher fils qui aura, dans quelques semaines, atteint cet âge. Votre pays est le dernier où il lui soit encore permis d'en chercher une,
et c'est pour cela qu'elle y est venue.
Ces paroles furent suivies d'un moment de silence pendant lequel le nain se releva, et Grippeminaud conçut une pensée qui le fit rougir si fort de plaisir que sa tête ressembla un moment à une étoile flamboyante.
”
Source : Gallica

Jules Rostaing,  La fée Sagesse (1860)

“ Chardon me dit que sa petite sœur ne demande pas mieux
que de vous avoir pour fiancé et qu'il y consent avec joie.
Voulez-vous qu'il en soit ainsi?
— Il faudra bien le vouloir, répondit le prince d'une voix singulière, s'il n'y a plus dans ce pays d'autres jeunes demoiselles que Rose-Mousseuse.
Grippeminaud s'inclina radieux comme un astre de premier ordre, puis il sortit en murmurant avec un orgueil près de l'étouffer: - Rose-Mousseuse sera reine et je serai frère du roi.
”
Source : Gallica

Jules Rostaing,  La fée Sagesse (1860)

“ A peine Faisan-Doré y fut-il entré, qu'il recula avec un mouvement de surprise, de fureur et d'épouvante : dans cette salle il y avait trois vieilles filles édentées, barbues, cassées, ayant en un mot toute la repoussante laideur que de longs, défauts peuvent répandre sur le plus joli visage, sur la personne la plus gracieuse.
Quelqu'un de ces défauts avait sans doute empêché les trois demoiselles de trouver des maris. Quant aux autres, la peur que causaient l'ogresse et les ogres de la façon de Grippeminaud les tenait toutes éloignées de la ville ou cachées dans leurs maisons.
”
Source : Gallica

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