Résumé

Mme D’Aulnoy VI. — Mme d’Aulnoy : La Biche au Bois

Le père du prince les menait lui-même, malgré son grand âge. Il venait dans une litière de velours en broderie d’or ; elle était suivie d’un chariot découvert : Longue-Épine y était avec sa mère. Le prince Guerrier, ayant vu la litière, y courut, et le roi, lui tendant les bras, l’embrassa avec mille témoignages d’un amour paternel. « Et d’où venez-vous, mon cher fils ? s’écria-t-il ; est-il possible que vous m’ayez livré à la douleur que votre absence me cause ? — Seigneur, dit le prince, daignez m’écouter. »
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Mme D’Aulnoy VI. — Mme d’Aulnoy : La Biche au Bois

La princesse ne s’embarrassa pas moins dans ses réponses ; mais l’amour, qui sert souvent d’interprète aux muets, se mit en tiers, et persuada à l’un et à l’autre qu’il ne s’était jamais rien dit de plus spirituel : au moins ne s’était-il jamais rien dit de plus touchant et de plus tendre. Les larmes, les soupirs, les serments, et même quelques souris gracieux, tout en fut. La nuit se passa ainsi ; le jour parut sans que Désirée y eût fait aucune réflexion, et elle ne devint plus biche.
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Mme D’Aulnoy VI. — Mme d’Aulnoy : La Biche au Bois

Rien n’est égal à sa joie : le prince lui était trop cher pour différer de la partager avec lui ; au même moment elle commença le récit de son histoire, qu’elle fit avec une grâce et une éloquence naturelle qui surpassait celle des plus habiles.
« Quoi ! s’écria-t-il, ma charmante princesse, c’est vous que j’ai blessée sous la figure d’une biche blanche ! Que ferai-je pour expier un si grand crime ? Suffira-t-il d’en mourir de douleur à vos yeux ? » Il était tellement affligé, que son déplaisir se voyait peint sur son visage. Désirée en souffrit plus que de sa blessure
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