Résumé

Mme D’Aulnoy V. — Mme d’Aulnoy : L’Oiseau Bleu

Adorable Florine, merveille de nos jours ! pourquoi voulez-vous finir si promptement les vôtres ? Vos maux ne sont point sans remède. — Hé ! qui me parle, s’écria-t-elle, d’une manière si consolante ? — Un roi malheureux, reprit l’oiseau, qui vous aime et n’aimera jamais que vous. —— Un roi qui m’aime ! ajouta-t-elle. Est-ce ici un piège que me tend mon ennemie ? Mais, au fond, qu’y gagnera-t-elle ? si elle cherche à découvrir mes sentiments, je suis prête à lui en faire l’aveu. — Non, ma princesse, répondit-il, l’amant qui vous parle n’est point capable de vous trahir.
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Mme D’Aulnoy V. — Mme d’Aulnoy : L’Oiseau Bleu

Quoi ! la belle princesse Florine, s’écria-t-il, pense à moi d’une manière si généreuse et si engageante ? — Seigneur, lui dit-on, vous vous méprenez au nom : nous venons de la part de l’aimable Truitonne. — C’est Truitonne qui me veut pour son cavalier ! dit le roi d’un air froid et sérieux. Je suis fâché de ne pouvoir accepter cet honneur, mais un souverain n’est pas assez maître de lui pour prendre les engagements qu’il voudrait. Je sais ceux d’un chevalier, je voudrais les remplir tous, et j’aime mieux ne pas recevoir la grâce qu’elle m’offre que de m’en rendre indigne.
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Mme D’Aulnoy V. — Mme d’Aulnoy : L’Oiseau Bleu

La princesse la regarda comme son espionne. L’on n’en peut ressentir une douleur plus violente. « Quoi ! je ne parlerai plus à cet oiseau qui m’est si cher ! disait-elle. Il m’aidait à supporter mes malheurs, je soulageais les siens ; notre tendresse nous suffisait. Que va-t-il faire ? Que ferai-je moi-même ? » En pensant à toutes ces choses, elle versait des ruisseaux de larmes.
Elle n’osait plus se mettre à la petite fenêtre, quoiqu’elle l’entendit voltiger autour ; elle mourait d’envie de lui ouvrir, mais elle craignait d’exposer la vie de ce cher amant.
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