Marie-Catherine d’Aulnoy,
Contes de Madame d’Aulnoy
“ Adorable Florine, merveille de nos jours, pourquoi voulez-vous finir si promptement les vôtres ? Vos maux ne sont point sans remède. — Hé ! qui me parle, s’écria-t-elle, d’une manière si consolante ? — Un roi malheureux, reprit l’Oiseau, qui vous aime et n’aimera jamais que vous. — Un roi qui m’aime ! ajouta-t-elle. Est-ce ici un piège que me tend mon ennemie ? Mais, au fond, qu’y gagnera-t-elle ? Si elle cherche à découvrir mes sentiments, je suis prête à lui en faire l’aveu. — Non, ma princesse, répondit-il : l’amant qui vous parle n’est point capable de vous trahir. ”
