Théophile Gautier,
Une Nuit de Cléopâtre/Édition Ferroud…
(1838)
“ Que des mouvements d’une chair exquise, que du souffle d’une bouche charmante dépende le sort du monde, c’est cela qui n’est point grec, c’est cela que la Némésis des dieux ne permet point. La mort de la dernière Lagide expia le crime d’Alexandre le Macédonien, ce Grec à demi barbare, ce Grec démesuré qui, soldat ivre, ouvrit à l’hellénisme l’Orient lascif et cruel. Ce n’est point que cette délicate Cléopâtre manquât par elle-même du sentiment de la mesure et de l’harmonie. ”
