Jonathan Swift,
Voyages chez plusieurs pays fort éloignés du monde…
(1912)
“ Cette visite suprême et touchante n'a rien d'ailleurs de particulièrement lugubre. Le moribond ne manifeste aucun regret désespéré de quitter ce monde ; il prend simplement congé de ses amis avec un peu plus de solennité que d'habitude, comme s'il partait pour un pays retiré où il aurait l'intention de finir ses jours. Les amis et les parents observent la même attitude aisée, sobre et naturelle. Quand la mort a fait son œuvre, les cadavres sont enterrés sans affectation ni faste ridicule dans le lieu le plus obscur et le plus secret qu'on peut trouver. ”
