Résumé

Les trois frères, ou La table, l'âne et le sac… (1884)

Bâton, hors du sac !
Le bâton sortit docilement du sac, et se mit aussitôt à tambouriner, d'une manière effrénée et vertigineuse, sur les reins dodus de l'imprudent hôtelier, sans oublier ses épaules et sa nuque, qui eurent leur part équitable et honnête dans cette distribution de coups de trique, et furent bleuis à l'égal des reins.
Jamais encore, de mémoire d'aubergiste, il ne s'était rien vu de pareil.
Le pauvre diable criait à tue-tête, et plus il criait, plus le gourdin lui fournissait de motifs de crier.
Source : Gallica

Les trois frères, ou La table, l'âne et le sac… (1884)

Ce furent même les deux fils aînés, qui, pour se punir de leur imbécillité, voulurent se prêter à l'épreuve du bâton.
L'abondance régna désormais au logis ; le tailleur put quitter son aiguille, le menuisier son rabot; le meunier dit adieu au moulin, et le tourneur cessa de tourner : tout cela, grâce au plus jeune des frères, à celui qu'on avait toujours appelé le Sot, et qui continua encore, malgré tout, en vertu de l'habitude prise, à porter le nom qu'il avait cessé de mériter.
Source : Gallica

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