Espagnol

Définition et enjeux

Dr Emmanuel Labat,  Revue des Deux Mondes

“ Il n’y a pas longtemps que la plupart des bureaux de bienfaisance refusaient d’inscrire sur leurs listes les vieux ouvriers espagnols, et pas un bourgeois, dont sans eux la vigne ne serait ni plantée ni travaillée, ne sait parler leur langue. L’Espagnol, toujours fier, même sous les haillons, est sensible à l’hommage qu’on lui rend quand on parle sa langue, et vraiment, à qui sait le français, le patois, voire un peu de latin, parler espagnol serait chose facile. ”
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Portrait de Antoine de Rivarol Antoine de Rivarol,  Dictionnaire classique de la langue française Rivarol (1827)

“ Mais en supposant que l’Espagne eût conservé sa prépondérance politique, il n’est pas démontré que sa langue fût devenue la langue usuelle de l’Europe. La majesté de sa prononciation invite à l’enflure, et la simplicité de la pensée se perd dans la longueur des mots et sous la plénitude des désinences. On est tenté de croire qu’en espagnol la conversation n’a plus de familiarité, l’amitié plus d’épanchement, le commerce de la vie plus de liberté, et que l’amour y est toujours un culte. ”
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E. Joly,  L'oeillet de Séville : impressions d'Espagne (1922)

“ Un Espagnol encore une fois indique à son pays la fin d'une attitude, l'approche-d'une transformation dans l'impérissable valeur.
Cette valeur fait admettre l'épanouissement d'un jeu que la mort dirige. Le sang et le péril saisissent l'appétit des yeux et l'attente de l'esprit pour leur faire subir le poignant émoi de la partie engagée. Vous comprenez alors les mouvements de cette foule qui se reconnaît, s'applaudit et se veut triomphante dans la lutte des forces qui pensent et des forces animales...
”
Source : Gallica

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