Résumé

Lucien Louis-Lande Un Romancier espagnol. — Pedro Antonio de Alarcon

C’est qu’Alarcon, lui aussi, est un des fils du pays ; ces pauvres Morisques, injustement persécutés, bannis de cette terre qu’ils avaient pendant tant de siècles fécondée de leur peine et arrosée de leurs sueurs, ces honnêtes cultivateurs, ces travailleurs infatigables, ce sont pour lui des compatriotes, des amis, des frères ; en dépit des différences de religion ou de la raison d’état, il se sent pris pour cette race proscrite d’une immense pitié, et quand, au cours de son voyage, il revoit les lieux où jadis elle a tant souffert, il ne peut retenir ses larmes.
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Lucien Louis-Lande Un Romancier espagnol. — Pedro Antonio de Alarcon

Ah ! la reconnaissance est un sentiment trop sérieux pour une jeune femme, et la justice une idée trop incommode pour une imagination riante. La vertu s’épure au creuset du malheur, et Carmelita était très heureuse.
Tout cela signifie ou veut signifier que la belle enfant s’énamoura de don Jaime de Mequinenza dès que le bruit courut par le village que le jeune seigneur allait rentrer vainqueur dans son château.
Don Jaime revint en effet, et comme il l’aimait déjà en imagination, s’il est permis de parler ainsi, M. le baron n’eut qu’à voir Carmela pour s’en éprendre éperdument.
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Lucien Louis-Lande Un Romancier espagnol. — Pedro Antonio de Alarcon

Conteur facile et agréable, où il excelle, c’est dans la nouvelle, le récit familier ; en dépit de ses négligences, il plaît, il intéresse ; il a ce charme singulier qui rend les défauts moins sensibles et les qualités plus aimables. C’est un talent très personnel, primesautier, fantasque et sérieux à la fois, tout fait d’oppositions et de contrastes, curieux mélange de chaleur et d’humour, d’esprit et d’enthousiasme.
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