Résumé

L. Louis-Lande Revue des Deux Mondes T. 9, 1875

C’est qu’Alarcon, lui aussi, est un des fils du pays ; ces pauvres Morisques, injustement persécutés, bannis de cette terre qu’ils avaient pendant tant de siècles fécondée de leur peine et arrosée de leurs sueurs, ces honnêtes cultivateurs, ces travailleurs infatigables, ce sont pour lui des compatriotes, des amis, des frères ; en dépit des différences de religion ou de la raison d’état, il se sent pris pour cette race proscrite d’une immense pitié, et quand, au cours de son voyage, il revoit les lieux où jadis elle a tant souffert, il ne peut retenir ses larmes.
Source : Wikisource

L. Louis-Lande Revue des Deux Mondes T. 9, 1875

Ah ! la reconnaissance est un sentiment trop sérieux pour une jeune femme, et la justice une idée trop incommode pour une imagination riante. La vertu s’épure au creuset du malheur, et Carmelita était très heureuse.
Tout cela signifie ou veut signifier que la belle enfant s’énamoura de don Jaime de Mequinenza dès que le bruit courut par le village que le jeune seigneur allait rentrer vainqueur dans son château.
Don Jaime revint en effet, et comme il l’aimait déjà en imagination, s’il est permis de parler ainsi, M. le baron n’eut qu’à voir Carmela pour s’en éprendre éperdument.
Source : Wikisource

L. Louis-Lande Revue des Deux Mondes T. 9, 1875

Sur cette terre classique, devenue le berceau de l’église et pendant deux siècles arrosée de tant de sang espagnol, le patriote, le chrétien, l’artiste, étaient émus à la fois, et c’est la triple impression qu’il s’est efforcé de rendre dans son livre De Madrid à Naples, où la grandeur de la pensée ne nuit en rien au charme et à la vivacité du récit. A certains momens, la voix s’élève avec le sujet jusqu’à la poésie. Alarcon en effet est un vrai poète, et même il a publié un volume de vers.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature