L. Louis-Lande

Résumé

L. Louis-Lande Revue des Deux Mondes

Minylik II est un jeune homme d’une trentaine d’années, le front haut, l’œil intelligent, le teint plus clair que la plupart de ses sujets, portant dans toute sa personne un grand air de noblesse et de distinction ; doux et généreux de caractère, il est en même temps un guerrier intrépide, et six mois ne s’écoulent pas sans qu’il ne dirige contre les Gallas, établis sur l’ancien territoire de l’empire, quelque glorieuse expédition ; mais ce qui le distingue surtout, c’est un parfait bon sens qui, joint au plus grand désir de savoir, lui fait saisir en toute chose le côté pratique et vrai.
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L. Louis-Lande Revue des Deux Mondes

C’est là qu’Ondarroa doit trouver une source de prospérité nouvelle. Un peu au sud de la ville, dans un enfoncement du rivage et protégée des deux côtés par l’avancement de deux pointes de rochers dont les blocs détachés lui font comme une barrière naturelle, s’étend la plage de Saturraran, large, spacieuse, doucement inclinée et tapissée de sable fin ; la mer ne s’en retire jamais, unie comme l’eau d’une baignoire, et les vagues paresseuses semblent n’y avoir gardé de leur agitation primitive que juste ce qu’il faut de force pour se chasser l’une l’autre, s’étaler et mourir.
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La Navarre se divise en deux zones bien distinctes : celle du nord et celle du sud, la montagne et la plaine. Le point le plus avancé de la ligne des montagnes se trouve près de Tafalla; on se rend dans cette ville par le chemin de fer de Pampelune à Saragosse, à travers un pays assez triste, coupé de collines pelées et de plateaux déserts; mais, dès qu’on débouche dans la plaine, le spectacle change : la terre, de couleur brune, révèle au premier coup d’œil son incomparable fertilité : les arbres fruitiers, la vigne, l’olivier, y forment comme un verger non interrompu.
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